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Dans une lettre ouverte adressée le samedi 9 février 2019 au président de la République, Félix Tshisekedi, le président de la Mutuelle de santé des Enseignants de l'Enseignement Primaire, Secondaire et Professionnel (MESP), Guy Mafuta Kabongo, a interpellé le chef de l'État sur le caractère apolitique des structures techniques en charge de la sécurité sociale.

"Le défi à relever pour notre pays est connu de tous, la pauvreté. Il faut absolument améliorer les conditions de vie du Congolais. À cet égard, l'un des piliers majeurs se trouve être la justice, l'instauration effective d'un Etat de droit pourra assurer les libertés individuelles et attirer les capitaux extérieurs pour la relance économique à côté de la productions locale. La justice est le gage de la sécurité pour les populations. Mais que vaut une justice sans minimum vital pour une famille ", s’interroge Guy Mafuta Kabongo dans sa correspondance.

Pour ce député national, ce minimum vital relève de la sécurité sociale.

« L'un des fléaux tant décriés qui constituent un frein au décollage de l'économie de notre pays, est la corruption le détournement des deniers publics. La vraie lutte contre la corruption commence par la construction et la mise en oeuvre d'une vraie politique de sécurité et de protection sociale, qui a comme piliers, l'accès aux soins de santé pour tous, l'organisation de la retraite, la gestion du chômage et l'alimentation pour tous », poursuit-il.

Il suggère la création d'un ministère spécifique dédié à la sécurité sociale.

« Des efforts et des projets conçus existent pour certains domaines pour lesquels votre implication personnelle aiderait à leur mise en oeuvre. Il en est de la Caisse Nationale de Sécurité Sociale pour les Agents publics de l'État. Le recensement, l'évaluation et l'encadrement de tous ces projets et initiatives est un impératif à mon sens. Il y a lieu d'envisager dans la nouvelle architecture gouvernementale, la création d'un ministère spécifique dédié à la sécurité sociale », ajoute Guy Mafuta Kabongo.

Il a également interpellé le chef de l'État sur "la propension de certaines autorités politiques à avoir la main mise" dans la structure qu'il dirige la MESP.