Dans un rapport publié le mardi 12 décembre, la Synergie des missions citoyennes d'observation électorale (SYMOCEL) note que 43,48% des meetings de campagne observés ont connu la participation du personnel de l’Etat et 23,91% de ces rassemblements électoraux organisés par certains candidats ou formations politiques, ont utilisé les ressources de l’Etat.
« L’article 41 de la loi électorale postule que les biens, finances et personnel de l’Etat ne peuvent être utilisés à des fins de propagande par les candidats, les partis politiques ou les regroupements politiques. »
Ladite étude porte sur l’observation des 15 premiers jours de la campagne électorale (du 22 novembre au 06 décembre 2018) et concerne 10 provinces pour lesquelles la Mission a reçu au total 46 rapports d’observation de campagne. Il s’agit des provinces de l’Equateur, du Haut-Katanga, du Kasaï, du Kasaï Oriental, du Kwango, du Maï-Ndombe, du Nord-Kivu, de la Tshopo, du Tanganyika et de la ville province de Kinshasa. De 46 meetings de campagne sur lesquels porte ce rapport, 12 ont été organisés par le Front Commun pour le Congo (FCC) et 34 par des candidats ou formations politiques de l’opposition.
La SYMOCEL a déployé 275 observateurs à long terme pour observer la campagne électorale qui a débuté le 22 novembre à minuit, et qui prendra fin le 21 décembre à minuit.