You are using an outdated browser. For a faster, safer browsing experience, upgrade for free today.
Diaporama
Slide 1 selected
Catégorie

Grands Lacs : cinq pays dont la RDC attendus à Lusaka pour coordonner la lutte contre les groupes armés

Carte des limites de la RDC et ses voisins

Devant le Conseil de sécurité des Nations unies qui examinait mardi dernier, la situation sécuritaire dans la région des Grands Lacs avec un accent particulier sur la République démocratique du Congo (RDC), l’envoyé spécial du Secrétaire général de l’ONU pour la région, Huang Xia, a présenté les efforts engagés par son bureau pour renforcer la coopération régionale en matière de sécurité et promouvoir une gestion plus transparente des ressources naturelles. Cette session intervient dans un contexte marqué par la poursuite des hostilités ainsi que par les tensions et la méfiance entre les États de la région.

Le diplomate onusien a notamment annoncé la tenue dimanche 18 octobre 2026, à Lusaka, en Zambie, d’une réunion des ministres de la Défense des pays membres du Groupe de contact et de coordination. Organisée en étroite collaboration avec la Conférence internationale sur la région des Grands Lacs (CIRGL), cette rencontre réunira les représentants du Burundi, de la République démocratique du Congo, de l’Ouganda, du Rwanda et de la Tanzanie.

« Mon bureau a continué de promouvoir la coopération régionale en matière de sécurité. À cet égard, nous faciliterons, en étroite collaboration avec la CIRGL, la tenue, le 18 octobre à Lusaka, d’une réunion des ministres de la Défense des pays membres du Groupe de contact et de coordination, en l’occurrence le Burundi, la République démocratique du Congo, l’Ouganda, le Rwanda et la Tanzanie. Cette rencontre examinera le projet de procédure opérationnelle standardisée relative au désarmement et à la réintégration des membres des groupes armés étrangers », a déclaré l’envoyé spécial du Secrétaire général de l’ONU pour la région des Grands Lacs. 

Cette réunion vise à renforcer la coordination entre les pays concernés face aux défis sécuritaires persistants dans la région. 

« Ces procédures visent à renforcer la coordination entre les pays concernés et pourraient ainsi contribuer aux efforts visant à répondre à la menace que continuent de représenter les FDLR, les ADF, les RED-Tabara et d’autres groupes armés étrangers opérant dans la région », a précisé Huang Xia. 

Outre les questions sécuritaires, l’envoyé spécial a mis en avant les initiatives engagées pour promouvoir une gestion plus transparente et responsable des ressources naturelles dans la région des Grands Lacs. Dans ce cadre, il a rappelé que son bureau avait organisé, le 8 octobre à Lusaka, en partenariat avec la CIRGL et le Secrétariat du Processus de Kimberley, un échange de bonnes pratiques consacré au renforcement de l’initiative régionale contre l’exploitation illégale des ressources naturelles.

Cette rencontre a permis d’identifier des pistes concrètes visant à améliorer la transparence, la traçabilité et la redevabilité dans les chaînes d’approvisionnement régionales.

Le diplomate a également précisé que les recommandations issues de ces échanges avaient été validées, le 12 octobre, par les ministres des Mines des pays membres de la CIRGL.

« Les discussions ont permis d’identifier des pistes concrètes pour améliorer la transparence, la traçabilité et la redevabilité dans les chaînes d’approvisionnement régionales. Les recommandations de ces échanges ont été validées par les ministres des Mines des pays membres de la CIRGL hier, le 12 octobre » a-t-il fait savoir. 

Cette nouvelle réunion consacrée aux groupes armés intervient dans un contexte de tensions persistantes entre plusieurs États de la région des Grands Lacs, qui continuent de s’accuser mutuellement de soutenir des groupes armés à des fins de déstabilisation. La RDC, le Rwanda et le Burundi figurent notamment parmi les pays concernés par ces accusations. Les Forces démocratiques alliées (ADF), un groupe armé d’origine ougandaise affilié à l’organisation État islamique, continuent de mener des attaques meurtrières contre les populations civiles dans l’est de la RDC.

Ces assises se tiendront également dans un contexte marqué par l’annonce, par Kinshasa, de la signature d’un protocole d’accord relatif au désarmement, à la démobilisation et au cantonnement des Forces démocratiques de libération du Rwanda (FDLR). Selon les autorités congolaises, cette démarche s’inscrit dans le cadre des engagements pris dans le cadre des accords de Washington. Cette initiative est toutefois contestée par Kigali, qui y voit une tentative de contourner les engagements prévus par ces accords.

Clément MUAMBA