Parc des Virunga : L’ICCN dément les allégations des viols attribuées aux écogardes à Rusayo (Nyiragongo)

PNVI

L’Institut congolais pour la conservation de la nature (ICCN) a réagi, ce mercredi 10 octobre 2018, aux allégations sur des femmes violées par des écogardes à Mugunga et Rusayo, dans le territoire de Nyiragongo, au nord-ouest de Goma (Nord-Kivu).

Les faits allégués notamment par des habitants de Rusayo datent de près de deux semaines. Tout en condamnant ces assertions, le chargé de communication du parc des Virunga, Joël Wengamulay, a affirmé que les écogardes n’étaient pas présents au moment circonscrit dans la zone évoquée.

« L’enquête que nous avons menée a d’abord fait établir la première chose, ce que les gardes n’étaient pas présents dans cette zone pendant cette période où on dénonce ces actes de violence faits à cette victime. Les gardes n’ayant pas été dans la zone, il devient donc pour nous impossible matériellement que ce soit imputé aux gardes parce qu’ils n’étaient tout simplement pas dans la zone. Et nous savons déterminer avec précision où ils étaient car notre système de radio géo-référencée enregistre toutes nos positions », a dit Joël Wengamulay lors d’une conférence de presse à Goma.

Certains médias ont relayé ces affirmations de viol. Mais les responsables de l’ICCN ont d’ores-et-déjà saisi la justice pour une enquête sur cette question.

« L’enquête doit être menée parce que cet acte doit être sanctionné pour prévenir à l’avenir, parce que cette victime mérite qu’on lui rende justice et l’opinion tant nationale qu’internationale a droit de connaître la vérité sur ce fait. Nous lançons un appel à toute personne qui a les informations qui peuvent permettre à la justice d’aller de l’avant dans cette affaire de les fournir », a-t-il ajouté.

Lire aussi : Parc des Virunga : Plus de 4 millions USD perdus en quatre mois après suspension du tourisme

Le parc national des Virunga, avec sa superficie de plus de 800 000 hectares, regorge en son sein 80% des forces négatives qui opèrent à l’Est du pays. C’est notamment, les Forces démocratiques pour la libération du Rwanda (FDLR) qui y sont depuis 1994, des Nyantura et plusieurs autres groupes des miliciens Maï-Maï.

Jonathan Kombi