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Machine à voter

Les experts de la Fondation britannique Westminster pour la démocratie affirment n'avoir pas eu la possibilité d’assurer la certification et l'audit de la machine à voter pendant les deux mois de travail en RDC. Dans la présentation ce lundi 17 septembre 2018 du rapport sur cet outil, les experts britanniques indiquent qu'ils se sont limités aux "fonctionnalités de la machine et aux caractéristiques du matériel et du logiciel telles qu'exposées à notre attention par la CENI"

Ci-dessous les recommandations de la Fondation Westminster sur la machine à voter :

1. désactiver les communications externes (carte sim et Wifi) jusqu'au moment où celles-ci sont nécessaires;

2. recouvrir tous les ports externes (soit modifier les volets de production, soit boucher les ports USB exposés);

3. limiter le nombre maximum de bulletins par machine à 660 pour empêcher un excès de vote ;

4. supprimer la fonction d'impression de code QR;

5. veiller à ce que les bulletins de vote insérés de façon incorrecte ne produise pas de vote manuel invalide;

6. limiter les données sur l'UBB à l’échelon provincial;

7. réviser le processus de confirmation du code pour éliminer la fonction permettant d'enregistrer de vote lorsque l'électeur touche la photo du candidat;

8. élaborer et diffuser les directives procédurales claires concernant le rôle des machines à voter, en plus de protocole concernant leur maniement, configuration et administration;

9. réexaminer le processus de distribution pour réduire la période de temps pendant laquelle la machine est sous la garde du personnel du bureau de vote;

10. inviter les représentants des partis politiques et observateurs au centre de distribution;

11. impliquer les témoins des partis politiques et les observateurs dans le contrôle préalable;

12. préparer des plans opérationnels détaillés pour remplacer les matériels et les disques externes;

13. organiser les simulations pour permettre aux personnels des bureaux de vote d'acquérir de l'expérience dans l'utilisation des machines;

14. se préparer aux files d'attente et s'engager à laisser voter les électeurs encore dans la file d'attente à la clôture du scrutin;

15. créer un fichier long, distinct pour permettre un audit. 

Le vice-président de la CENI, Norbert Bashengezi, a indiqué que toutes les machines à voter sont déjà produites et 95 000 ont déjà subi le contrôle qualité par des experts de la CENI. Selon lui, la dernière machine quittera Séoul (Corée du Sud) ce mardi 18 septembre. Au total, 106.000 machines sont prévues par la CENI pour les élections prévues à la fin de cette année.