<strong><em>Le cabinet d’étude Target constate un accroissement de 3% de croyants catholiques (39% en 2018 contre 36% en 2017). </em></strong>

Globalement, la RDC reste un pays à dominance chrétienne (93%), la communauté musulmane est composée de 4% de Congolais alors que 3% affirment avoir d’autres croyances, dit Target dans un rapport d’étude.

<em>« Cette situation pourrait sans doute être liée à l’implication de l’Eglise catholique dans les derniers développements de la situation politique en République Démocratique du Congo. En effet, la conférence des évêques catholiques congolais et une structure locale des laïcs ont fait entendre leurs voix en cette année et appelé la population à des manifestations publiques pour la tenue des élections, conformes à la Constitution et à l’accord dit de la Saint-Sylvestre, s’attirant de ce fait la sympathie de plus d’un Congolais. Le score des protestants (28%) et des musulmans (4%) est resté statique par rapport à 2017 »,</em> dit la firme spécialisée dans les études statistiques et d’opinions.

Les autres croyants - Eglise de réveil, Pentecôtiste, Témoins de Jéhovah, Brahmaniste et autre chrétien - connaissent une baisse de 7%, (23% en 2017 contre 30% en 2018), ajoute Target.

D’après l’étude, près de la moitié de la population ayant 50 ans et plus est catholique et c’est plus dans les Kivu (50%), Equateur (45%), Bandundu (44%). Kinshasa regorge plus d’adeptes des églises de réveil (38%).

Target explique que l’échantillon pour cette enquête est de 1400 personnes dont 700 hommes et 700 femmes, représentatif de la population congolaise âgée de 18 à 65 ans et plus. La représentativité de l’échantillon est assurée par la méthode des quotas appliqués aux variables suivantes : sexe, âge, occupation et ville de résidence. Tous les 26 chefs-lieux des provinces de la RDC étaient concernés, ajoute-t-il.

L’engagement de l’Église dans la crise électorale congolaise relève à la fois de sa doctrine, de l’intérêt prononcé du Vatican et de l’intense compétition religieuse, avait révélé au début de ce mois Laurent Larcher, journaliste au quotidien La Croix, dans la dernière note du Think Tank français IFRI (Institut français des relations internationales).

Comparant l’engagement de l’église en politique en RDC à travers les époques, le journaliste soulignait qu’à l’inverse des années 1990, le pape joue un rôle actif dans ce dossier et a clairement fait connaître sa position.

Le journaliste expliquait aussi les raisons de cet engagement par le fait que Rome ne veut pas « <em>perdre</em> » l’Afrique et, en premier lieu, sa jeunesse.

<em>« Comme on l’a vu, l’Afrique est le continent où le nombre de catholiques augmente le plus chaque année. Mais, c’est aussi un continent où la compétition religieuse est intense. L’Église catholique est sérieusement concurrencée par les églises évangéliques et pentecôtistes (le protestantisme est le premier courant religieux du continent) et l’islam (sunnites et chiites) la dépasse », </em>a-t-il encore indiqué.

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