Le maire de la ville de Butembo, dans la province du Nord-Kivu, a été retenu samedi par plusieurs dizaines d’étudiants en colère qui l’obligeaient de démissionner de son poste suite à une montée de l’insécurité dans la ville, ont rapporté des sources locales à ACTUALITE.CD.
Dans la nuit du vendredi à ce samedi, des assaillants armés non identifiés ont investi le domicile d’un professeur de l’Université catholique Graben (UCG) de Butembo. Les assaillants ont torturé l’abbé Athanase Waswadi qui a ensuite été enlevé avant de s’échapper des mains de ses bourreaux.
Dans la matinée, le maire de la ville de Butembo, Sikuli Vasaka Makala, a préféré de manière solennelle visiter les installations de l’université et compatir avec le corps professoral.
De façon soudaine, une centaine d’étudiants en colère ont envahi le site universitaire et ont pris à partie le maire de la ville qui visiblement "se croyait en lieu sûr " , selon des sources concordantes.
C’est par usage des « grenades à gaz lacrymogènes et balles réelles » que la police renforcée par l’armée, a, après une trentaine de minutes, réussi à délivrer l’autorité urbaine des mains des étudiants qui l’obligeaient à démissionner de son poste suite à la montée de l’insécurité dans cette ville commerciale. Ainsi, le maire dont on ignore l’état a été tiré d’affaire par les forces de sécurité.
Pendant les heurts et, après, un professeur à la personne de Roger Mwanawavene et une dizaine d’étudiants ont été arrêtés par la police, selon la société civile locale qui exige depuis la démission de Sikuli Vasaka qui se « porte bien et n’a même pas été victime d’une quelconque séquestration de la part des étudiants », s’est contesté de démentir Muhindo Azora, porte-parole du maire joint par ACTUALITE.CD.
Mecontents après ce qui est arrivé à leur professeur, les étudiants « n’ont même pas approché le maire […] ce sont des personnes qui veulent vilipender la personnalité du maire, en interprétant mal les faits » a-t-il ajouté.
Azora qui a rapporté des cas d’arrestations n’a cependant pas confirmé l’interpellation d’un professeur pendant les manifestions qui ont éclaté dans la ville.
Illustration/Image d'archives