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Le FRN fait part à l'ONU de ses inquiétudes liées aux velléités de changement constitutionnelle: « Si jamais cette Constitution est changée, tout le processus de paix de Doha va s’effondrer » 

La Constitution de la RDC/Ph. droits tiers

Le mouvement politico-militaire Front pour la refondation de la nation (FRN), anciennement AFC/M23 a fait part à la délégation onusienne conduite par James Swan, chef de la MONUSCO, des risques que court le processus de paix de Doha mené sous l’égide de l’État du Qatar où il dialogue avec Kinshasa, en cas de changement de la Constitution.

D’après Bertrand Bisimwa, vice-président de ce mouvement rebelle, lors de cette rencontre avec son président, Joseph Kabila, le FRN à fait part à la délégation Onusienne, de ses inquiétudes face à la perspective d’un changement de la Constitution voulue par le régime de Félix Tshisekedi alors que, selon lui, tous les actes déjà signés dans le cadre du processus de Doha ont pour soubassement la Constitution de la République.

Pour le Front pour la refondation de la nation, tout changement de la Constitution dans le contexte actuel marquerait l’effondrement du processus de Doha.

« Nous avons présenté un peu nos préoccupations par rapport au changement de la Constitution que Monsieur Tshisekedi est en train d’entrevoir. D’ailleurs, je crois qu’il a déjà lancé le processus. Nous avons démontré que les accords que nous avons signés à Doha, que ce soit la déclaration de principes, que ce soit l’accord-cadre, ainsi que tous les autres protocoles qui ont été signés, avaient comme soubassement la Constitution actuelle. Cela signifie que, si jamais cette Constitution est changée, tout le processus de paix de Doha va tout simplement s’effondrer », a déclaré mardi 3 novembre, Bertrand Bisimwa, vice-président du FRN.

Le rébellion a demandé aux Nations unies d’interpeller le chef de l’État, Félix Tshisekedi afin qu’il abandonne cette initiative, a révélé Bertrand Bisimwa.

« Il était donc question que la MONUSCO, ainsi que les Nations unies en général, rappellent à l’ordre Monsieur Tshisekedi sur le danger que court le processus de paix dans son ensemble si jamais il change la Constitution », a ajouté Bertrand Bisimwa.

Lancé officiellement le 12 octobre 2026, le FRN reçoit, pour la première fois, une délégation de l’ONU conduite par James Swan, chef de la MONUSCO en RDC. Ce mouvement est contesté par la communauté internationale, comme en témoigne la dernière déclaration du Groupe de contact international pour la région des Grands Lacs, qui recommande le dialogue pour la résolution de la crise en cours en RDC.

Cette préoccupation de ce mouvement rebelle appuyé par le Rwanda intervient dans un contexte où les deux chambres du Parlement, à savoir l’Assemblée nationale et le Sénat, viennent d’adopter la proposition de loi portant organisation du référendum en RDC. L’opposition, tant armée que non armée, voit dans cette démarche une manœuvre de la majorité au pouvoir visant à changer la Constitution et à prolonger le mandat de Félix Tshisekedi à la tête du pays.


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