La fermeture du centre de traitement Ebola (CTE) Elikya, à Bunia, ne signifie pas la fin de l’épidémie de la maladie à virus Ebola en Ituri. Alors que la province connaît une baisse générale des contaminations, des cas confirmés persistent dans la zone de santé de Bunia, où des décès communautaires sont encore enregistrés. Une évolution qui appelle à maintenir la vigilance, malgré la réduction de certaines structures de prise en charge.
Le chef du pilier prise en charge de la riposte, le Dr Justin Munkokole, a lancé cette mise en garde lundi 2 novembre, expliquant que la fermeture de certains centres répond à une réorganisation des dispositifs sanitaires, rendue possible par la diminution du nombre de patients, et non à une interruption de la transmission du virus.
«La fermeture d'un CTE ne veut pas dire que la maladie a pris fin. Nous avons créé plusieurs centres dans la ville et, lorsque le nombre de cas diminue, nous réduisons également leur nombre pour redéployer le personnel vers les points qui restent chauds», a-t-il expliqué.
Cette réorganisation intervient dans un contexte épidémiologique qui reste contrasté. Si la courbe des contaminations connaît une tendance générale à la baisse en Ituri, la persistance de cas confirmés à Bunia et l'apparition de décès dans la communauté constituent des signaux d'alerte. Ces décès rappellent notamment les risques liés à une détection tardive des cas et à la poursuite de la transmission en dehors des structures de soins.
Pour le responsable du pilier prise en charge, la zone de santé de Bunia doit rester particulièrement vigilante. Il appelle les habitants à continuer d'observer les mesures barrières, à signaler rapidement les symptômes suspects et à se rendre sans tarder dans une structure sanitaire pour une prise en charge appropriée.
La fermeture du CTE Elikya ne doit ainsi être interprétée ni comme une déclaration de victoire ni comme une raison de relâcher les efforts. Tant que des cas sont encore enregistrés et que des décès communautaires surviennent, la surveillance, la prévention et l'engagement des populations restent indispensables pour interrompre la transmission du virus en Ituri.
Freddy Upar, à Bunia