You are using an outdated browser. For a faster, safer browsing experience, upgrade for free today.
Catégorie

Ituri : plus de 10 maisons incendiées en une semaine à Ddesa, la société civile réclame des enquêtes

Un village incendié en Ituri/Ph. ACTUALITE.CD

Plus de dix maisons ont été incendiées en une semaine dans le village de Ddesa, groupement Buko, en chefferie des Bahema Nord, territoire de Djugu, en Ituri. La société civile locale alerte sur une série d’incendies nocturnes dont les auteurs ne sont pas encore identifiés et appelle à l’ouverture d’enquêtes.

Dans une déclaration enregistrée ce lundi 2 novembre 2026, Charité Banza Bavi, coordonnateur de la société civile des Bahema Nord, indique que sept habitations avaient été détruites une semaine auparavant. Quatre autres maisons ont été réduites en cendres dans la nuit du 1er au 2 novembre.

Selon cet acteur de la société civile, le mode opératoire observé ne correspondrait pas à celui habituellement attribué à la milice CODECO, active dans la région. Il évoque plutôt la possibilité d’un réseau de banditisme organisé visant à pousser les habitants retournés à fuir leurs villages pour faciliter les pillages.

« Ce mode opératoire diffère de celui de la milice CODECO. Il semblerait qu’il y ait de nouveaux bandits bien organisés qui agissent la nuit dans le but de faire fuir la population civile et vider le village pour continuer leurs sales besognes de vol et de pillage. Nous ne pouvons pas tolérer qu’on impose une telle souffrance à une population déjà meurtrie », dénonce Charité Banza Bavi.

Face à cette situation, la société civile demande aux chefs locaux de s’installer auprès de leurs administrés afin d’encadrer la vigilance communautaire. Elle sollicite également le renforcement des patrouilles nocturnes par le 3202e régiment des FARDC et la police basée à Blukwa, ainsi que l’ouverture d’une enquête conjointe impliquant les forces de sécurité et les autorités locales pour identifier les auteurs et leurs éventuels commanditaires.

Ces incendies surviennent dans un contexte sécuritaire toujours fragile à Djugu, où les violences et les actes de banditisme compromettent le retour des personnes déplacées et accentuent les inquiétudes des populations.

Freddy Upar, à Bunia


Dans la même catégorie