À Bafwasende, une partie du centre de traitement d'ebola, encore en construction, a été incendiée ce samedi 31 octobre 2026 par des individus encore inconnus, une semaine seulement après la justice populaire qui a coûté la vie d'un soignant.
Selon le médecin chef de zone de Bafwasende, l'incident est intervenu à 5h du matin. Deux chambres du bloc réservé à l'accueil des cas suspects ont été brûlées avant l'intervention des gardiens. Ce bâtiment, construit par IMC, est incendié quelques jours avant son ouverture officielle, selon le Docteur Marcel Likilo qui a condamné une énième attaque vise la riposte.
« Le personnel médical, nous ne sommes pas très bien sécurisés. On a commencé d'abord par brûlé la maison, jusqu'aujourd'hui, on n'a arrêté personne. Il s'en est suivi de la mort d'un infirmier, abattu par des jeunes du milieu, on n'a toujours pas arrêté quelqu'un. Nous demandons aux autorités de renforcer les services sécuritaires », a laissé entendre le MCZ Bafwasende.
À en croire le Docteur Marcel Likilo, les médecins déployés dans sa zone de santé pour appuyer la riposte sont tous rentrés à Kisangani. « Avec la mort de l'infirmier, ils étaient obligés de quitter. Tout est presque à l'arrêt. Il n'y a plus d'activités au CTE. On a eu des cas suspects, mais les familles étaient obligés de les amener à Nia-Nia, là où un CTE fonctionne. Actuellement, tout est presque fermé », a révélé le Docteur Marcel Likilo.
Face à la résistance communautaire, le médecin chef de zone appelle les députés provinciaux à effectuer « une mission dans le territoire de Bafwasende pour communiquer avec la population. Les jeunes pensent que le corps médical est en train de propager la maladie à virus ebola ».
Gaston MUKENDI, à Kisangani