La Fondation La Vie en Famille, en collaboration avec SANRU, a procédé ce vendredi 30 octobre à la distribution de 5 000 moustiquaires imprégnées d'insecticide dans les camps des déplacés de Kongakonga, Simisimi et Lubunga, à Kisangani pour renforcer la protection des personnes déplacées contre le paludisme.
Dans le grand camp de Kongakonga, 2500 ménages ont été servis. Selon le chef du camp, « ce don intervient au bon moment vu que les bâches sous lesquelles nous dormons sont déjà détruites ». Toujours d'après lui, les enfants sont touchés régulièrement par paludisme et « les moyens sont limités pour leurs soins ».
« Le paludisme demeure un problème majeur de santé publique dans notre pays. Il constitue une menace particulière pour les enfants de moins de cinq ans, les femmes enceintes et les personnes vivant dans des conditions de précarité.
Dans un site de déplacement comme celui de KongaKonga, la prévention revêt une importance capitale. C'est pourquoi nous encourageons chaque ménage à utiliser correctement sa moustiquaire imprégnée d'insecticide chaque nuit, afin de renforcer la protection de toute la famille », a laissé entendre Docteure Rachel Sifa, présidente de la fondation la Vie en Famille.
Pour le représentant de SANRU asbl, sans donner les détails, « les chiffres de malaria restent très alarmants dans la province de la Tshopo ». Toujours selon Fénelon Tshiyoyo, l'utilisation des moustiquaires posent aussi problème : certains s'en servent pour protéger leurs petits jardins, d'autres pour la pêche. À cet effet, il a interdit aux bénéficiaires de reproduire ces erreurs.
« Ces moustiquaires c'est pour vous protéger contre les piqûres des moustiques qui donnent la malaria. Nous avons le soucis de voir les familles ici présentes utiliser réellement ces moustiquaires alors que nous voyons des cas de malaria très alarmants », a dit Fénelon Tshiyoyo.
Selon la fondation la Vie en Famille, d'autres pièces de moustiquaires seront distribuées en fonction du besoin ressenti. Les bénéficiaires de cette action sont à Kisangani depuis Mai 2023. Ils avaient fui les tueries du conflit Mbole-Lengola et alliés. Devant le ministre de la santé qui a également en charge les prévoyances sociales, ils ont demandé un retour dans leurs villages d'origine.
Gaston MUKENDI, à Kisangani