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RDC : Bahati Lukwebo dément tout rapprochement avec le FRN de Joseph Kabila

Photo d'illustration

Modeste Bahati Lukwebo dément toute intention de rejoindre le Front de résistance nationale (FRN) dirigé par Joseph Kabila. Intervenant ce mardi 27 octobre 2026 lors du Space live organisé par Stanis Bujakera Tshiamala, le président de l'AFDC a qualifié de rumeurs les informations circulant sur les réseaux sociaux, qui lui prêtaient l'intention de se positionner contre Félix Tshisekedi.

« C'est juste l'œuvre des ennemis et des gens qui cherchent à me prêter des intentions. Je n'ai aucun lien avec les dirigeants du FRN », a-t-il déclaré, réaffirmant son appartenance à l'Union sacrée de la nation. 

Selon lui, ces rumeurs visent à l'« éloigner davantage » du président de la République. Il rappelle que son regroupement politique a publié, il y a deux jours, une déclaration de soutien au dialogue national inclusif initié par le chef de l'État, ainsi qu'à « tout ce que fait le chef de l'État ».

Interrogé sur le caractère jugé ambigu de ses dernières prises de position, Bahati Lukwebo assure qu'elles sont « tellement claires qu'il n'y a pas d'ambiguïté ». Renvoyant à l'interview qu'il avait accordée après le lancement du FRN, il réitère qu'il n'existe pas de solution militaire à la guerre. 

« La solution viendra d'un dialogue sincère et inclusif. Les armes, la guerre, il n'y aura pas de solution à tout ça », a-t-il insisté.

Sur la question de la participation de ceux qui ont pris les armes, l'ancien président du Sénat estime que Félix Tshisekedi n'a pas fermé la porte. 

« Ceux qui ont pris les armes, s'ils décident de les déposer et qu'ils se rangent, seront aussi les bienvenus au dialogue. La porte n'est fermée à personne », a-t-il expliqué, reprenant les propos du chef de l'État.

En revanche, Bahati Lukwebo est resté prudent sur le projet de changement de Constitution porté par la majorité, alors que l'Assemblée nationale a adopté le 23 octobre la loi référendaire. À la question de savoir si ces initiatives remettent en cause son adhésion à l'Union sacrée, il a renvoyé aux instances de la coalition. 

« Les questions qui nous concernent et nos options doivent être prises au sein de l'Union sacrée de la nation. Vous aurez notre position en tant qu'Union sacrée », a-t-il répondu, assurant que la majorité se range derrière le chef de l'État, inscrit « à ce stade » dans le schéma du dialogue national inclusif.

Relancé sur les propos de Félix Tshisekedi, qui a déclaré ne pas aimer la Constitution et renvoyé au peuple la décision de la changer par référendum, il s'est refusé à tout commentaire. 

« Il ne me revient pas de porter un jugement ou de commenter les déclarations du chef de l'État. Chacun peut faire son appréciation comme il l'entend », a-t-il dit, ajoutant s'en tenir à l'annonce de la désignation prochaine des dirigeants du comité préparatoire du dialogue. « Pour moi, on est en train d'aller vers le dialogue », a-t-il conclu.