La Coalition Article 64 (C64) a réitéré son appel à l’ouverture d’un dialogue national inclusif en République démocratique du Congo (RDC) réunissant toutes les parties sans exclusion. À l’issue de deux jours de travaux axés sur la situation générale du pays du lundi 26 au mardi 27 octobre 2026, à Rome, en Italie, cette organisation politique de l’opposition affirme qu’il n’existe pas de solutions militaires à la crise actuelle mais plutôt la nécessité d’un dialogue national, face à la recrudescence des combats, aux velléités de coup d’État constitutionnel et, selon elle, au péril de la balkanisation de la RDC.
S’agissant de l’Accord de Washington, elle estime qu’il faudra garantir les engagements gagnant-gagnant entre la RDC et les États-Unis, dans le respect des dispositions de l’article 220 de la Constitution qui contient les matières verrouillées dont la limitation des mandats présidentiels.
« La C64 affirme que les engagements stratégiques issus de l’Accord de Washington seront préservés et bénéfiques aux États-Unis et à la République démocratique du Congo, au prix de la stabilité, du bon climat des affaires et de la lutte contre la corruption par les dirigeants légitimement élus, conformément à la Constitution du 18 février 2006, notamment dans le respect de l’article 220 », déclare la C64.
En rapport avec l’éventuel dialogue national inclusif réunissant toutes les parties sans exclusive, la C64 estime que son objet, sa composition, sa facilitation, ses modalités et le suivi de ses conclusions doivent être concertés. Pour la coalition, ce dialogue doit contribuer à la paix, à la restauration de la confiance, à la garantie des libertés publiques et au respect des échéances constitutionnelles en 2028.
« La C64 appelle à la relance de la facilitation africaine conduite par l’Angola et le Togo, autour de la médiation de l’ECC-CENCO, pour articuler toutes les démarches en cours avec les efforts internationaux. Les engagements doivent être assortis d’un calendrier et de mécanismes de vérification précis » précise la déclaration de la C64.
Ces assises de Rome ont coïncidé avec l’adoption à l’Assemblée nationale, de la proposition de loi portant organisation et encadrement du référendum en République démocratique du Congo. Cette initiative continue de diviser la classe socio-politique congolaise, certains accusant le pouvoir de vouloir se maintenir en place une interprétation rejetée par les autorités du pays qui justifient leur démarche par la volonté de renforcer les institutions.
Parallèlement, ces assises interviennent après la mutation de la rébellion de l’AFC/M23 appuyée par le Rwanda en Front pour la refondation de la nation (FRN) dirigé par l’ancien président de la République, Joseph Kabila, qui prône le renversement du pouvoir, y compris par la force.
Clément MUAMBA