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Référendum : « une majorité ne peut s'affranchir de la Constitution », prévient la C64

La C64

La coalition C64 a réagi à l'adoption par l'Assemblée nationale, le 23 octobre 2026, du texte fixant les conditions d'organisation du référendum. Le texte avait été réexaminé à l'issue d'une nouvelle délibération. Dans une déclaration, la plateforme rappelle que la majorité parlementaire, quelle qu'en soit la composition, reste tenue par la loi fondamentale.

Pour la C64 qui était en réunion à Rome, une loi sur le référendum ne saurait servir à contourner les verrous de l'article 220 de la Constitution, en particulier ceux qui portent sur le nombre et la durée des mandats présidentiels. La coalition affirme qu'« aucune ambition personnelle, ni mission invoquée par Félix Tshisekedi et ses partisans » ne peut justifier « la confiscation du pouvoir » ni la remise en cause de l'alternance démocratique. « Une constitution n'a pas à être aimée ni désirée. Elle doit être scrupuleusement respectée et appliquée », insiste le texte.

Se réclamant de l'article 64 de la Constitution, dont elle tire son nom, la C64 dit appliquer la même exigence au pouvoir et au mouvement armé. Elle condamne ce qu'elle qualifie de « projet de coup d'État constitutionnel » qui viserait à détourner les institutions et les forces de sécurité pour maintenir le régime au-delà des limites constitutionnelles. Elle condamne aussi, « avec la même fermeté », le recours aux armes pour conquérir le pouvoir et s'y installer. Selon la coalition, l'accès au pouvoir, son exercice et le maintien en fonction doivent rester conformes à la Constitution et aux lois de la République.