L’Assemblée nationale a adopté, ce lundi 26 octobre, une recommandation demandant à la Première ministre de sanctionner la ministre de l’Enseignement supérieur et universitaire, recherche scientifique et innovation, Marie Thérèse Sombo au regard des faits graves révélés par une enquête parlementaire. Elle formule d’autres recommandations à l’endroit des différentes structures impliquées, notamment les établissements d’enseignement supérieur et universitaire publics.
Cette recommandation, adoptée en plénière, fait suite aux travaux de la commission d’enquête parlementaire mise en place pour enquêter au sein des universités et instituts supérieurs publics, afin de faire la lumière sur l’utilisation des frais académiques et des frais connexes au cours des années académiques 2022-2023 et 2023-2024.
Selon les conclusions de cette commission initiée à la suite d’une demande du député national André Mushongo, des irrégularités financières ont été relevées dans la gestion des quotités issues des frais payés par les étudiants.
En effet, lors d’une plénière en février, le député national André Mushongo avait sollicité la mise en place d’une commission d’enquête parlementaire chargée d’investiguer au sein des universités et instituts supérieurs publics en vue de faire la lumière sur l’utilisation des frais de minerval et des frais connexes pour les années académiques 2022-2023 et 2023-2024.
L’élu avait justifié sa démarche par de nombreuses plaintes qu’il disait avoir reçues des services étatiques du secteur de l’enseignement, concernant la gestion des quotités du minerval et des frais connexes payés par les étudiants.
Selon lui, les chefs d’établissements publics de l’ESU ne reverseraient pas ces quotités conformément aux dispositions prévues et celles-ci ne seraient pas affectées à l’amélioration des conditions d’apprentissage des étudiants.
Pour illustrer ses préoccupations, l’élu de la ville de Tshikapa, dans la province du Kasaï, avait notamment évoqué la gestion des quotités du minerval destinées au Fonds de promotion de l’éducation et de la formation (FPEF), à la Direction générale des recettes administratives, judiciaires, domaniales et de participations (DGRAD), à l’administration centrale, aux conseils d’administration ainsi qu’aux services du ministère, conformément aux instructions académiques.
Il avait également soulevé des préoccupations concernant l’utilisation des fonds destinés à l’acquisition d’équipements informatiques, à l’aménagement des auditoires, au développement de la bibliothèque virtuelle, aux frais de laboratoire, à la carte nationale de l’étudiant, à l’effort de construction, à la solution numérique de l’ESU ainsi qu’à la connectivité à la Bibliothèque numérique nationale de l’ESU.
Clément MUAMBA