Le Service national (SN) ambitionne de produire 40 000 tonnes de maïs sur une superficie de 10 000 hectares lors de la nouvelle campagne agricole. À Kanyamaka-Sesse, le lieutenant-général Jean-Pierre Kassongo Kabouik, commandant du SN, supervise les travaux de préparation des terres, avec pour objectif d’achever les semis avant le 5 novembre.
« Je suis en train de faire le hersage. Après le labour, il faut maintenant préparer les lits de semences, afin que la terre soit bien plane et débarrassée des herbes », explique-t-il. Selon lui, les engins agricoles utilisés permettent de travailler en moyenne 150 hectares par jour. Sur un bloc de 680 hectares, les équipes espèrent terminer les travaux dans les délais fixés.
« Nous comptons terminer au plus tard après-demain. […] Au-delà du 5 novembre, nous risquons d’avoir certaines maladies dans le sol », prévient-il.
Au-delà de la production, le Service national renforce ses capacités de conservation et de transformation du maïs afin de mieux gérer les récoltes. En effet, le site dispose désormais de cinq silos, dont trois grands et deux petits, ainsi que de trois séchoirs en phase de test.
« Nous allons doubler notre capacité de séchage, de transformation et de stockage. […] Nous pouvons déjà envisager de doubler nos capacités dès l’année prochaine », affirme Jean-Pierre Kassongo Kabouik.
Le complexe comprend également une minoterie, dont la capacité annoncée est de 307 tonnes, ainsi qu’une provenderie destinée à la production d’aliments pour animaux.
Le commandant du SN décrit cette évolution comme un passage de l’agriculture manuelle à l’agriculture mécanisée, suivi d’une nouvelle étape axée sur l’industrialisation et la transformation de la production.
Le SN mise sur la modernisation de son exploitation
Outre les infrastructures agricoles, le site comprend notamment un hôpital moderne, une cité de 24 appartements et 76 chambres, des salles de réunion et de banquets, des ateliers de menuiserie, un cheptel de vaches et un réseau d’écoles.
À travers ces réalisations, le Service national entend démontrer qu’il est possible de transformer une exploitation agricole autrefois abandonnée en un outil de production à grande échelle, grâce à la mécanisation et aux investissements dans les infrastructures agricoles et industrielles.