Le déchargement de 7 500 sacs de farine de maïs a débuté vendredi 23 octobre à Mbuji-Mayi, chef-lieu du Kasaï-Oriental. Cette cargaison arrive dans un contexte de rareté du maïs sur le marché local. Des habitants appellent à une commercialisation équitable, permettant notamment aux ménages à faible revenu de s’approvisionner.
L’opération se déroule sous la supervision d’une délégation du ministère de l’Économie nationale. À l’issue du déchargement, les sacs doivent être acheminés vers le dépôt Mua Nsumbu, situé à Bobila, en attendant le lancement officiel de la vente.
Pour les habitants rencontrés, la disponibilité de cette farine constitue une occasion de soulager les ménages confrontés aux difficultés d’approvisionnement. Ils insistent toutefois sur la nécessité d’organiser la vente de manière à éviter que les personnes disposant de moyens financiers importants accaparent les stocks.
« C’est une bonne chose que cette farine arrive, mais il faut que la vente profite à tout le monde. Les personnes qui ont peu de moyens doivent aussi pouvoir en acheter, sans être dépassées par celles qui peuvent payer de grandes quantités », plaide un habitant de Mbuji-Mayi.
Une femme rencontrée dans la ville partage cette préoccupation. Elle souhaite que des mesures soient prises pour empêcher les achats massifs susceptibles de priver les ménages les plus modestes de cette denrée.
« Nous voulons une vente équitable. Il ne faudrait pas que ceux qui ont de l’argent achètent presque toute la farine, ni que certains commerçants viennent s’approvisionner en grandes quantités pour leur propre compte. Nous aussi, les femmes qui avons des familles à nourrir et peu de moyens, nous devons pouvoir en acheter », insiste-t-elle.
La farine doit être distribuée sur différents sites de vente à travers Mbuji-Mayi. La liste de ces points de vente, les prix appliqués ainsi que la date du lancement officiel de la commercialisation n’ont pas encore été précisés.
Les habitants attendent donc des modalités de vente qui garantissent un accès équitable à cette cargaison, dans un contexte où la disponibilité et le coût de la farine de maïs pèsent sur le budget de nombreux ménages.
Michel Cyala