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Affaire Denise Dusauchoy : Guillaume Ngefa affirme que le dossier est en phase d’instruction préjuridictionnelle

Photo ACTUALITÉ. CD

Arrêtée fin août en Tanzanie et extradée vers la capitale congolaise, la TikTokeuse critique du régime de Kinshasa, Denise Mukendi, alias Dusauchoy, n’est toujours pas déférée devant son juge naturel.

Lors d’un briefing de presse tenu jeudi dernier, le ministre d’État chargé de la Justice et garde des Sceaux, Guillaume Ngefa, a expliqué aux médias que le dossier de l’ancienne candidate députée nationale se trouve dans sa phase préjuridictionnelle, qui ne permet aucun commentaire.

Sans préciser le lieu de sa détention, le patron de la Justice congolaise a toutefois rassuré que la prévenue bénéficie de la présomption d’innocence et que ses droits restent garantis tout au long de la procédure.

« Madame Dusauchoy bénéficie de la présomption d’innocence et ses droits sont pleinement garantis. Ils le seront tout au long de cette procédure », a déclaré Guillaume Ngefa.

Proche du pouvoir en place depuis l’arrivée du président Félix Tshisekedi à la tête du pays, Denise Mukendi s’est exilée en Belgique à la mi-2024, après son échec aux élections législatives de décembre 2023, auxquelles elle était candidate dans la province du Kasaï.

Depuis lors, l’ancienne journaliste s’est illustrée par des diatribes, voire des insultes, visant le chef de l’État, des membres du gouvernement ainsi que plusieurs personnalités politiques du pays, dont elle exposait la vie privée sur la place publique.

Après la diffusion d’images la montrant à Goma, ville du Nord-Kivu sous le contrôle de l’AFC/M23, puis à Kigali, au Rwanda, où elle vantait la gestion de Paul Kagame au détriment de celle du président congolais, Dusauchoy a été arrêtée en Tanzanie à la suite d’un mandat d’arrêt délivré par les autorités judiciaires de la République démocratique du Congo (RDC).

L’annonce avait été faite par le ministère d’État chargé de la Justice et garde des Sceaux, qui précisait que cette arrestation intervenait dans le cadre des mécanismes de coopération judiciaire internationale.

Selon le communiqué dudit ministère, partagé avec la presse par sa cellule de communication dans la nuit du lundi 31 août au mardi 1er septembre 2026, cette mesure fait suite aux démarches engagées par les autorités judiciaires congolaises dans le cadre de plusieurs dossiers pénaux en cours d’instruction.

Samyr LUKOMBO