Le président de la République, Félix-Antoine Tshisekedi insiste sur le respect des attributions ministérielles, des compétences administratives et des règles de bonne conduite au sein des entreprises, établissements et services publics. Il s’est exprimé à ce sujet lors de sa communication à l’occasion de la 100ᵉ réunion du Conseil des ministres, tenue vendredi 9 octobre 2026 à la Cité de l’Union africaine, à Kinshasa, capitale de la République démocratique du Congo (RDC).
Devant les membres du gouvernement central, Félix Tshisekedi a appelé à une meilleure discipline institutionnelle et à une collaboration harmonieuse entre les responsables publics afin de garantir le bon fonctionnement de l’appareil de l’État. Dans cette perspective, le chef de l’État a chargé la Première ministre de veiller rigoureusement à l’application des dispositions de l’ordonnance définissant les attributions ministérielles.
« Ce texte définit les attributions ministérielles, pierre angulaire de la cohésion et de la cohérence gouvernementales », a souligné Félix Tshisekedi dans le compte rendu de la réunion lu par le porte-parole du gouvernement.
Le président de la République a également exprimé ses préoccupations face aux différends récurrents opposant les présidents des conseils d’administration (PCA), les directeurs généraux (DG) et les directeurs généraux adjoints (DGA) au sein des entreprises et établissements publics. À ce sujet, Félix Tshisekedi a rappelé les directives qu’il avait formulées lors de la deuxième réunion du Conseil des ministres, tenue le 21 juin 2024, afin de clarifier les rôles et les responsabilités de ces différents mandataires.
« Chaque ministre, en particulier celui du Portefeuille, a été instruit de prévenir ces conflits et d’assurer le respect de la discipline et de la collaboration entre mandataires », a indiqué le chef de l’État dans sa communication.
Félix Tshisekedi a notamment insisté sur la complémentarité des fonctions des différents dirigeants, soulignant la nécessité pour chacun d’exercer ses responsabilités dans le respect des compétences qui lui sont reconnues et des règles de gouvernance applicables
« Le président de la République tient au bon fonctionnement de l’appareil de l’État, qui repose sur une répartition claire des compétences, le respect des textes qui les régissent, la discipline institutionnelle et la collaboration harmonieuse entre les responsables publics », précise la communication présidentielle reprise dans le compte rendu de la réunion.
Pour prévenir de nouveaux conflits de compétences et garantir une meilleure coordination au sein des entités publiques, chaque ministre a été instruit de veiller au respect de la discipline institutionnelle et de favoriser une collaboration efficace entre les mandataires placés sous sa tutelle.
« Désormais, tout dérapage avéré, qu’il émane d’un membre du gouvernement ou d’un mandataire public, entraînera une sanction disciplinaire exemplaire, dans le respect des procédures applicables », a prévenu le chef de l’État, selon le compte rendu de la réunion.
Cette nouvelle interpellation de Félix Tshisekedi à l’endroit des membres du gouvernement et des mandataires publics n’est pas la première. Elle intervient également dans un contexte marqué par des tensions entre dirigeants de certaines entreprises publiques congolaises, susceptibles de nuire à leur efficacité et à leur stabilité. Ces différends soulèvent ainsi des enjeux de gouvernance, de répartition des responsabilités et de respect des prérogatives de chaque organe dirigeant.
Clément MUAMBA