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Kwango : après 4 ans de panne du bac, le trafic reprend sur la rivière Kwango à Popokabaka

Le bac Kalelu après rénovation

Le trafic et la traversée sur la rivière Kwango sont de nouveau possibles à Popokabaka. Le bac qui permettait cette traversée vient d’être remis en service par le gouvernement provincial du Kwango, après 4 ans de panne. C’était vendredi à Popokabaka, dans la province du Kwango.

Cette remise en service vient ainsi mettre fin aux risques de noyade et aux difficultés d’échanges commerciaux entre la cité de Popokabaka et les villages environnants.

La ministre provinciale des ITP et des Transports, Nancy KASELA, qui a procédé à cette cérémonie, a également lancé les travaux de réhabilitation de la RN16 reliant Popokabaka à Kenge et à Kinshasa.

Pour Nancy KASELA, ces travaux visent à désenclaver Popokabaka et à connecter ce centre de production aux centres de commercialisation.

« Nous sommes ici pour relancer le bac qui était en panne depuis 4 ans. Après les cris d’alarme de la population, le gouverneur du Kwango nous a dépêchés, parce que nos frères qui habitent les deux rives connaissent beaucoup de difficultés pour traverser. C’est pourquoi une équipe de l’Office était d’abord dépêchée pour le constat. Le rapport a été fait au gouverneur sur la panne constatée. Sur fonds propres, le gouverneur a financé les travaux exécutés par l’Office des routes. Pour l’instant, le bac a repris du service. Nos frères de Popokabaka ont beaucoup souffert. C’était difficile d’évacuer leurs marchandises de la rive droite vers la rive gauche et vice-versa. C’était un problème. Pour l’heure, tous les habitants de Popokabaka sont dans la joie », a-t-elle déclaré.

Depuis quatre ans, le bac qui facilitait la traversée était immobilisé contre les rochers, après avoir échoué sur la rivière. Les habitants n’avaient d’autre choix que d’emprunter des pirogues de fortune. Le prix de la traversée est passé de 500 à 1 000 FC depuis la panne du bac. La situation affectait particulièrement les agriculteurs, les enseignants et les élèves qui devaient traverser de bonne heure. Très souvent, il fallait se soumettre aux caprices des piroguiers, avec le risque d’arriver en retard sur le lieu de travail.

Jonathan Mesa