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Invitation du M23 à Kinshasa : ni Tshisekedi ni Kankonde, Peter Kazadi accuse Ibalanky

Vice-Premier ministre et ministre de l'Intérieur, de la Sécurité et des Affaires coutumières, Peter Kazadi Kankonde

Le cadre de l'UDPS Peter Kazadi a rejeté toute responsabilité de Félix Tshisekedi dans la présence de membres du M23 à Kinshasa et dans la libération de certains de ses cadres. Intervenant vendredi lors du Space live organisé par Stanis Bujakera Tshiamala, il répondait à la question d'un auditeur, qui rappelait que le chef de l'État l'avait lui-même reconnu lors d'une conférence de presse.

Selon Peter Kazadi, Félix Tshisekedi avait déclaré en 2023 qu'il n'avait « jamais invité » le M23. Il attribue cette initiative à [nom à vérifier], aujourd'hui membre de la rébellion, qui aurait fait venir des membres de ces mouvements à Kinshasa en informant le ministre de l'Intérieur de l'époque, Gilbert Nkankonde. Cette personnalité aurait aussi demandé à l'auditeur général de lever certaines poursuites engagées contre eux. 

« Si j'ai menti, qu'il vienne me contredire », a lancé Peter Kazadi, estimant que c'est à elle qu'il faut demander des comptes.

Sur la libération de cadres du M23, dont l'auditeur a cité Byamungu et Nsabimana, alors condamnés et détenus, le cadre de l'UDPS a renvoyé la responsabilité à Joseph Kabila. Il affirme que des ordonnances de libération avaient été signées par l'ancien président et que le gouvernement Tshisekedi n'a fait que les exécuter, « dans le cadre de la continuité de l'État ».

 « Personne ne vous montrera un acte signé par Félix Tshisekedi autorisant la libération de tous ces individus », a-t-il soutenu.

Relancé sur le fait que le nouveau président avait le pouvoir de bloquer ces ordonnances, Peter Kazadi a reconnu qu'il en avait la possibilité, mais que le pouvoir « n'avait pas intérêt à le faire ».

 « Qui pouvait savoir qu'en libérant certains, ils allaient se retrouver de nouveau dans la rébellion ? », s'est-il interrogé. 

Il a ajouté que Joseph Kabila avait signé de nombreuses ordonnances à la fin de son mandat, dont certaines « antidatées », et nommé parfois plusieurs personnes au même poste au même moment.

Interpellé sur la présence de rebelles pendant 14 mois dans la capitale, Peter Kazadi a contesté le terme. 

« En ce moment-là, ce n'étaient pas des rebelles », a-t-il affirmé. 

Selon lui, ces hommes, y compris l'actuel chef de la rébellion, étaient venus solliciter leur intégration et « regagner les rangs patriotiques ». 

« On ne pouvait pas leur fermer la porte », a-t-il justifié.