À l’occasion de la 12ᵉ édition d’Expo Béton, la directrice générale de l’ARE, Soraya Aziz-Moto, a présenté sa vision pour accélérer les investissements dans le secteur électrique tout en renforçant la protection des consommateurs à travers un mécanisme de règlement des litiges plus efficace.
Lors du sixième panel de la 12ᵉ édition d’Expo Béton, consacré à l’accès durable à l’eau et à l’électricité, la directrice générale de l’Autorité de régulation du secteur de l’électricité (ARE), Soraya Aziz-Moto, a présenté les principales priorités de son institution.
Elle a défendu une approche visant à accélérer le développement des projets énergétiques tout en renforçant la protection des consommateurs. Selon Mme. Aziz-Moto, l’amélioration de l’accès à l’électricité passe notamment par la levée des obstacles administratifs et procéduraux qui ralentissent certains investissements.
Elle a indiqué privilégier le dialogue avec les promoteurs afin de débloquer des projets déjà avancés mais confrontés à diverses contraintes. « J’ai une approche plus pédagogique que policière », a-t-elle expliqué, soulignant sa volonté d’accompagner les opérateurs dans le respect du cadre réglementaire.
Au total, 45 projets représentant une capacité cumulée d’environ 2,6 gigawatts ont été examinés par l’ARE. Les montants annoncés correspondent aux plans d’affaires soumis à l’autorité pour avis, une étape essentielle dans le processus de développement de ces investissements.

Concernant l’approvisionnement de Kinshasa, elle a rappelé que le périmètre de distribution accordé à la SNEL définit les modalités d’intervention des autres acteurs du secteur. Elle a toutefois souligné que des projets de production implantés en périphérie de la capitale peuvent contribuer à son alimentation grâce à des accords conclus avec l’entreprise publique.
La question de la qualité du service a également occupé une place importante dans son intervention. L’ARE dispose désormais d’une plateforme numérique permettant aux abonnés comme aux opérateurs de soumettre des réclamations relatives notamment aux factures contestées, aux coupures d’électricité ou encore aux problèmes de tension.
L'ancienne responsable de communication d'ANSER encourage les usagers à saisir d’abord le service clientèle de leur fournisseur avant de se tourner vers l’ARE en cas de litige persistant. Elle a précisé que les services du régulateur disposent d’un délai de 30 jours pour instruire les dossiers et rendre leurs décisions.
Dressant un premier bilan de sa gestion, elle a fait savoir qu’une vingtaine de dossiers avaient déjà été traités et que 12 décisions avaient été rendues au cours des 100 premiers jours. Une dynamique qui traduit, selon elle, la volonté de l’ARE de concilier promotion des investissements et défense des droits des consommateurs.