Les structures sanitaires de la zone de santé de Bambu font face à une pression accrue dans un contexte d’expansion de l’épidémie d’Ebola en République démocratique du Congo. Dans cette zone, le système de santé est confronté à un sous-financement chronique, à un manque de personnel et à de faibles capacités de référencement des patients, alerte Médecins Sans Frontières (MSF).
Dans un communiqué de presse rendu public ce vendredi 18 septembre, l’organisation indique avoir déployé une équipe de réponse rapide à Bambu afin de répondre aux besoins les plus urgents, alors que les capacités des structures sanitaires locales demeurent limitées.
Selon MSF, les établissements de santé de cette zone sont déjà soumis à une forte pression en raison des difficultés structurelles qui affectent leur fonctionnement. L’expansion de l’épidémie vient davantage fragiliser ces structures, poussant leurs capacités au-delà de leurs limites.
Les équipes de médecins sans frontières assurent une réponse de première ligne pour combler les besoins les plus urgents, en attendant le renforcement de la riposte globale contre Ebola.
L’organisation souligne toutefois que ses équipes ne peuvent, à elles seules, faire face à l’expansion de l’épidémie. Elle appelle à un renforcement significatif du soutien opérationnel des agences des Nations unies, notamment de l’Organisation mondiale de la santé (OMS), afin de consolider l’ensemble des piliers de la riposte.
Médecins sans frontières indique également que cette mobilisation est jugée particulièrement nécessaire dans les zones éloignées des principaux centres opérationnels, où les capacités de réponse restent limitées et où de nouveaux foyers de transmission risquent de se développer.
Josué Mutanava, à Goma