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FIFA/Fécofa: « Gianni m’a descendu auprès du chef pour obtenir l’accord pour pouvoir m’abattre» (Constant Omari)

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L’ancien président de la Fédération Congolaise de Football Association (Fécofa), Constant Omari Selemani, est revenu sur la problématique des infrastructures sportives en République Démocratique du Congo (RDC) et notamment sur une proposition de la mise en place d’une société pour la gestion leur gestion. Il l’a dit au cours d’un Space animé par Stanis Bujakera. 

Pour lui, une campagne de sabotage était planifié pour l’éjecter et tout le monde a participé en commençant par l’actuel président de la FIFA et certains compatriotes. En comprenant cela, il n’avait pas de choix que quitter ses fonctions comme président de la Fécofa et membre du Conseil de la FIA. 

«Gianni est passé ici au pays, moi j’étais en Mauritanie où je présidais la CAN U20, il m’a demandé de le rejoindre à Brazzaville et nous a été reçu par le président Sassou. Nous avons traversé et dans cette traversée, j’ai senti qu’il y avait un coup qui se préparait. Ils avaient déjà fait tout un montage, d’où ma colère...Les Véron, les Bestine, ont mené une campagne contre moi au près du Chef de l’Etat. Et quand nous arrivons, en pleine audience, on nous demande de sortir pour que Gianni s’entretienne seul avec le Chef. Gianni en a profité pour casser du sucre sérieusement sur moi, il m’a descendu auprès du chef pour obtenir l’accord pour pouvoir m’abattre. Hors avant cela, Gianni venait de me demander mon avis sur la présidence éventuelle de Motsepe mais je l’ai rejeté et j’ai refusé catégoriquement. Au cours de cette audience, il va présenter la candidature de Motsepe parce qu’il devait le vendre auprès du Chef de l’Etat. Quand j’ai compris qu’il venait d’emballer les responsables du pays contre moi et quand j’ai vu cette histoire de la Commission d’Ethique, avant même que la sanction ne tombe, j’ai décidé de démissionner parce que j’estimais que le milieu était devenu nauséabond. Personne n’est m’a forcé à le faire», a-t-il affirmé. 

Pour rappel, Constant Omari Selemani a dirigé la Fécofa durant 18 ans et aura été un des vice-présidents de la Confédération Africaine de Football (CAF), un poste qu’aucun congolais n’avait brigué jusqu’ici. Ce qui était une véritable ascension sur le plan personnel mais malheureusement terni par sa suspension par la Commission d’Ethique de la FIFA, qu’il a qualifié de «Police Politique», pour avoir bénéficié de certaines libéralités de la société Lagardère (les détenteurs des droits commerciaux de la CAF à l’époque) lors des négociations de la révisitation du contrat entre les deux parties.

Michel TOBO