La situation sécuritaire reste très préoccupante dans le groupement Bafuna, en territoire de Walikale au Nord-Kivu, où les affrontements récurrents entre les combattants des groupes armés Uhuru RDC et Union des Patriotes pour la Défense des Innocents (UPDI) continuent de semer la peur au sein de la population civile.
Selon les autorités locales, ces groupes armés se disputent régulièrement le contrôle de la localité de Batakirwa, provoquant des déplacements massifs des habitants vers des zones jugées plus sûres, notamment le long de l'axe routier Ngora–Walikale.
Accueillies par des familles hôtes, les personnes déplacées vivent dans des conditions humanitaires extrêmement difficiles. Elles affirment manquer de nourriture, d'eau potable et d'accès aux soins de santé.
« Nous avons tout abandonné pour sauver nos vies. Aujourd'hui, nous dépendons entièrement de la générosité des familles qui nous accueillent. Nous n'avons ni nourriture suffisante, ni médicaments, ni abris adéquats. Nos enfants souffrent énormément », témoignent certains déplacés rencontrés sur l'axe Ngora–Walikale.
Les besoins humanitaires demeurent immenses. Les déplacés sollicitent une assistance urgente en vivres, en abris, en soins médicaux et en approvisionnement en eau potable afin de soulager leurs souffrances.
Le chef de groupement Bafuna, Mwami Mongi Lupfuno Espoir, se dit préoccupé par la dégradation de la situation sécuritaire et humanitaire. Il lance un appel aux autorités congolaises afin qu'elles renforcent la présence des Forces armées de la République démocratique du Congo (FARDC) dans la localité de Batakirwa.
« Nous demandons aux FARDC de se déployer rapidement à Batakirwa. Leur présence permettra de sécuriser la population, de mettre fin aux violences entre groupes armés et de favoriser le retour des habitants dans leurs villages », plaide Mwami Mongi Lupfuno Espoir.
En attendant une amélioration de la situation sécuritaire, des centaines de familles déplacées continuent de vivre dans une grande vulnérabilité, dépendant uniquement de la solidarité des communautés d'accueil, elles-mêmes confrontées à des ressources limitées.