Après la première mission de vérification du cessez-le-feu à Minembwe, dans la province du Sud-Kivu, dans le cadre du Mécanisme conjoint de vérification élargi plus (MCVE+), et à la veille de son audition devant le Conseil de sécurité des Nations unies, James Swan, Représentant spécial du Secrétaire général de l’ONU et chef de la Mission de l’Organisation des Nations unies pour la stabilisation en République démocratique du Congo (MONUSCO), a eu un échange mercredi avec le vice-premier ministre de la Défense, Guy Kabombo.
Cette mission s’est déployée à Minembwe, dans le Sud-Kivu, avec l’appui logistique de la MONUSCO. Son déploiement constitue une étape attendue depuis plusieurs mois, dans un contexte marqué par la poursuite des combats ainsi que par des accusations réciproques de violations du cessez-le-feu et de non-respect des engagements pris.
«Nous avons évoqué l’importance de renforcer les efforts et les activités », à souligné James Swan.
La MONUSCO entend poursuivre son soutien au suivi et à la vérification des engagements liés au cessez-le-feu entre Kinshasa et la rébellion de l’AFC/M23, afin notamment de renforcer les capacités opérationnelles, logistiques et matérielles de cet outil mis en place dans le cadre du processus de Doha.
« Le mandat de la MONUSCO, dans ce contexte, est uniquement d’appuyer la vérification et le monitoring du cessez-le-feu. Et on le fait à travers le Mécanisme conjoint de vérification élargi plus. Nous avons expliqué les mesures que nous avons prises récemment afin de contribuer à assurer l’efficacité et la réussite des opérations du MCVE+ », a souligné M. Swan.
La mission de vérification du cessez-le-feu à Minembwe est ainsi présentée comme un premier test concret sur le terrain des nouveaux engagements pris au terme de ce nouveau round de discussions menées en Suisse dans le cadre du processus de Doha. Selon la source citée, elle intervient après une mission de reconnaissance effectuée le 20 août avec l’appui logistique de la MONUSCO, destinée à préparer cette opération de vérification.
Ce mécanisme, voulu et réclamé par les partenaires de la RDC engagés dans les initiatives diplomatiques visant à résoudre la crise sécuritaire, s’inscrit dans le cadre de l’accord de cessez-le-feu signé à Doha entre les deux parties en octobre 2025. Toutefois, sa mise en place, en prélude à son déploiement effectif, intervient dans un contexte où Kinshasa et l’AFC/M23 continuent de s’accuser mutuellement de nouvelles attaques contre les civils et de violations des engagements pris.
La mise en place de ce dispositif ne date pas d’aujourd’hui. Elle remonte à l’accord de cessez-le-feu signé à Doha entre les représentants du gouvernement de la République démocratique du Congo et les délégués de l’AFC/M23 en octobre 2025, qui prévoyait déjà un mécanisme chargé d’en vérifier l’application. Les termes de référence, le mandat, la composition et le mode de fonctionnement de ce mécanisme ont ensuite été adoptés le 2 février 2026, toujours à Doha, sous l’égide de l’État du Qatar.
Conformément à la résolution 2808 (2025), qui prolonge le mandat de la Mission de l’Organisation des Nations unies pour la stabilisation en République démocratique du Congo (MONUSCO) jusqu’au 20 décembre 2026, la Mission est autorisée à appuyer la mise en œuvre du cessez-le-feu permanent ainsi que du mécanisme de vérification convenu entre les parties à Doha, notamment en apportant un soutien logistique et technique
Clément MUAMBA