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Haut-Katanga : le bilan de l’attaque des Maï-Maï à Kyubo passe à 10 morts 

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Le bilan de l’incursion des miliciens Maï-Maï Bakata Katanga contre un cantonnement des Forces armées de la République démocratique du Congo (FARDC) à Kyubo, dans le territoire de Mitwaba, a été revu à la hausse. Il est désormais établi à dix morts, dont deux militaires et huit civils.

Le ministre provincial de l’Intérieur du Haut-Katanga, Jean Jacques Kashiba Ntambo, s’est rendu à Kyubo, dans le territoire de Mitwaba, au lendemain de cette attaque attribuée aux miliciens Maï-Maï Bakata Katanga.

Sur place, il a pris connaissance de la situation sécuritaire et de l’évolution du bilan de cette incursion qui a ciblé le cantonnement des FARDC.

Selon des sources sécuritaires, dix personnes ont perdu la vie, dont deux éléments des FARDC et huit civils. Plusieurs autres personnes ont également été blessées.

« Cette attaque a fait 10 morts dont 2 FARDC et 8 civils ainsi que des blessés », rapportent les sources sécuritaires.

Près de 15 assaillants interpellés

Après l’attaque, les forces de défense et de sécurité ont lancé des opérations de riposte et de sécurisation dans la zone. Près de 15 assaillants présumés ont été interpellés par l’armée. Ces personnes ont été transférées à Lubumbashi, où elles doivent répondre de leurs actes devant les juridictions compétentes, selon le ministre Kashiba. Les opérations menées par les FARDC ont également permis de récupérer plusieurs munitions qui auraient été dérobées dans le cantonnement militaire lors de l’incursion.

La situation fait désormais l’objet d’une attention particulière des autorités provinciales, alors que le territoire de Mitwaba demeure confronté à la persistance de poches d’insécurité liées à l’activisme des groupes Maï-Maï.

L’attaque de Kyubo intervient dans un contexte sécuritaire encore fragile dans le territoire de Mitwaba, une zone du Haut-Katanga qui a longtemps été affectée par l’activisme de différents groupes armés locaux. Le phénomène Maï-Maï y est ancien. Dans cette partie du pays, plusieurs factions ont, au fil des années, mené des incursions contre des positions militaires, des villages et des infrastructures locales, alimentant un climat d’insécurité et provoquant des déplacements de populations.

José Mukendi