L'agglomération de Buleusa, chef-lieu du groupement Ikobo, en territoire de Walikale au Nord-Kivu, a été victime d'un pillage de grande ampleur dans la nuit du dimanche 2 au lundi 3 août 2026. Des habitants accusent des combattants wazalendo d'avoir mené cette opération survenue quelques heures après les violents affrontements signalés dans les groupements Ikobo et Kisimba.
Selon plusieurs témoignages recueillis sur place, des hommes armés sont entrés dans la cité aux environs de 23 heures avant de se disperser dans différents quartiers. Ils ont procédé à un pillage systématique de commerces, pharmacies et habitations.
" Ils passaient de maison en maison. Ils ont emporté des médicaments dans les pharmacies, des produits de première nécessité dans les boutiques, des téléphones portables dans les maisons de recharge, ainsi que des ordinateurs portables dans certaines éditions. Les habitants étaient terrorisés et personne n'osait s'opposer à eux ", témoigne un habitant de Buleusa sous couvert d'anonymat.
Un autre résident affirme que les assaillants ont quitté l'agglomération après plusieurs heures d'opération, laissant derrière eux des familles sous le choc.
" Nous avons tout perdu en une seule nuit. Heureusement, aucune personne n'a été tuée, mais les dégâts matériels sont considérables. Aujourd'hui, plusieurs commerçants ne savent pas comment reprendre leurs activités ", confie-t-il.
Aucune perte en vie humaine n'a été signalée au cours de cet incident, selon les sources locales. Toutefois, les victimes évaluent encore l'ampleur des biens emportés.
Ce pillage intervient dans un contexte de fortes tensions sécuritaires dans le groupement Ikobo, où les affrontements entre les wazalendo et les éléments de l'AFC/M23 se sont intensifiés ces derniers jours. Après le départ des assaillants, Buleusa est restée sous le contrôle d'un groupe d'autodéfense constitué par les rebelles de l'AFC/M23, selon plusieurs sources locales.
Jusqu'à présent, aucune réaction officielle n'a été enregistrée de la part des autorités administratives ou des groupes mis en cause.