You are using an outdated browser. For a faster, safer browsing experience, upgrade for free today.
Catégorie

RDC : cinq des six zones identifiées comme abritant les FDLR sont sous le contrôle du Rwanda/AFC-M23, selon le gouvernement 

Photo ACTUALITE.CD.

Le gouvernement de la République démocratique du Congo affirme que la majorité des zones identifiées comme abritant les combattants des Forces démocratiques de libération du Rwanda (FDLR) échappent au contrôle des Forces armées de la République démocratique du Congo (FARDC). C’est ce qu’a révélé le ministre de l'Intégration régionale, Floribert Anzuluni, à l'issue de sa tournée diplomatique en Europe et en Afrique.

Floribert Anzuluni a expliqué qu'au nom du président Félix Tshisekedi, il avait présenté à plusieurs partenaires un protocole portant sur la démobilisation, le désarmement et le cantonnement des FDLR, groupe armé considéré par Kigali comme une menace pour sa sécurité et dont la présence est invoquée par le Rwanda pour justifier le déploiement de son armée sur une partie du territoire congolais.

Le ministre de l'Intégration régionale a indiqué que ce processus s'inscrit dans le cadre des accords de Washington conclus entre la RDC et le Rwanda sous les auspices des États-Unis, ainsi que du mécanisme de suivi mis en place pour leur mise en œuvre.

« Où sont finalement localisés ces FDLR ? Lors des discussions menées dans le cadre du mécanisme de suivi mis en place après les accords de Washington, nous nous sommes accordés, la RDC, le Rwanda et le facilitateur, sur le fait que ces FDLR se trouveraient dans six zones identifiées par les différentes parties. Il s’agit de six zones situées dans le Nord-Kivu et le Sud-Kivu: cinq zones dans le Nord-Kivu et une zone dans le Sud-Kivu, au niveau des hauts plateaux », a déclaré mardi 28 juillet 2026, Floribert Anzuluni, lors d’un briefing de presse.

Le ministre a insisté sur le fait que la plupart de ces zones ne sont pas sous le contrôle de l'armée congolaise. « Il est important, et nous ne le répétons pas suffisamment, de préciser que toutes les parties ont clairement déterminé que, sur les six zones, cinq sont hors du contrôle de l’armée congolaise et sous le contrôle du Rwanda/AFC-M23 », a-t-il affirmé.

Selon lui, ces cinq zones comprennent quatre situées dans le Nord-Kivu et une dans le Sud-Kivu. La seule zone demeurée sous le contrôle des autorités congolaises est dans le Walikale.

« Il s'agit de quatre zones dans le Nord-Kivu et d'une zone dans le Sud-Kivu. La seule zone dans laquelle la présence potentielle des FDLR a été identifiée et qui se trouve aujourd’hui sous le contrôle de la RDC est celle dans laquelle se trouve Walikale. C'est pour cette raison que le déploiement militaire a été effectué à Walikale. Vous comprenez donc que cinq des six zones identifiées sont sous leur contrôle, sous le contrôle du Rwanda », a martelé le ministre Floribert Anzuluni.

Cette démarche intervient dans un contexte où la neutralisation des FDLR par le gouvernement de la République démocratique du Congo et la levée des mesures défensives, c'est-à-dire le retrait des troupes rwandaises du territoire congolais, deux engagements clés de l'accord de Washington signé entre Kinshasa et Kigali, n'ont enregistré aucune avancée un an après la signature de cet accord au niveau ministériel. Washington, par l'entremise de Massad Boulos, « Monsieur Afrique » de l'administration Trump, qui l'avait reconnu devant le Conseil de sécurité des Nations unies, a exigé des deux parties le respect des engagements issus de cet accord afin de favoriser le retour de la paix et de la stabilité dans la région des Grands Lacs.

Malgré la signature de cet accord, les choses ne semblent pas évoluer dans la bonne direction au regard de la poursuite des hostilités sur le terrain, des accusations mutuelles de violations du cessez-le-feu et des interprétations divergentes des dispositions de l'accord, rendant sa mise en œuvre encore plus complexe. Pendant ce temps, les populations civiles continuent de payer un lourd tribut à cette guerre, tandis que la situation humanitaire demeure particulièrement préoccupante, dans un contexte marqué par la réduction des financements internationaux destinés à l'aide humanitaire, ainsi que par le statu quo entourant la mise en œuvre de l'accord de Washington et du processus de Doha.

Clément MUAMBA