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Grève des médecins en RDC : ce que l’on sait après le procès verbal signé entre le gouvernement et le banc syndical 

ACTUALITE.CD

Après une longue période de grève sèche que les médecins intervenant dans les hôpitaux de l’État congolais ont observée depuis début juin dernier pour diverses revendications dont le non paiement de salaire d’une dizaine de mois, le gouvernement a récemment tenté d’apaiser la situation en signant un procès verbal sanctionnant une séance de travail avec le banc syndical des blouses blanches en vue d’une reprise normale des services dans les établissements sanitaires. 

Cette décision du gouvernement congolais de désamorcer la crise, intervenue au moment où le chaos régnait dans les hôpitaux publics, a poussé certaines organisations syndicales à réorienter leur dynamique, tandis que d’autres n'en démordent et maintiennent leur fermeté, d'après le docteur Bakandi Mbula Felly, coordonnateur de l’ONG de protection des droits des médecins, Sauvons la Corporation Médicale, qui s'est confié à ACTUALITÉ.CD.

À l'issue de son assemblée générale, le Syndicat national des médecins (Synamed) a, pour sa part, invité ses membres à reprendre les activités dans leurs milieux professionnels respectifs, en assurant exclusivement la prise en charge des urgences vitales, jusqu’à la concrétisation effective des engagements pris par l’exécutif.

Malgré l’entente avec le gouvernement, le Syndicat des Médecins du Congo (SYMECO) a quant à lui appelé ses membres à n’assurer qu’un service minimum, qui consiste notamment à maintenir le fonctionnement des services des urgences, assurer la prise en charge des urgences vitales, et garantir la continuité des soins des patients déjà hospitalisés.

Trêve syndicale au Sylimed

Au Syndicat des médecins libres du Congo ( Sylimed), c’est la trêve syndicale qui a été décrétée, à l’issue de son assemblée générale. Cette mesure, arrêtée après les échanges avec le gouvernement, lesquels ont débouché à la signature dudit procès verbal, couvrira la période du 23 juillet au 8 août prochain. Pendant cette période, les médecins membres du Sylimed reprennent leurs activités et assurent la prise en charge de l’ensemble des patients.

«Toutefois, le syndicat précise qu’à défaut de mise en œuvre effective des engagements gouvernementaux à l’issue de cette échéance, il se réserve le droit de relancer son mouvement de grève», met-il en garde.

Contrairement à d’autres organisations syndicales, le Sipumeco, lui, garde sa position radicale. Dans sa décision rendue publique dimanche, il a annoncé qu’il ne suspend sa grève que lorsque les promesses faites par le gouvernement seront concrétisées. 

Au terme de la séance de travail qui avait réuni le gouvernement et le banc syndical des médecins en date du 16 juillet dernier, les deux parties sont tombés d’accord sur sept résolutions faisant objet des revendications des médecins intervenant dans les hôpitaux publics. Il s’agissait de :

1. Intégration totale de la paie complémentaire à compter du troisième trimestre (T3) 2026.

2. Paiement des arriérés du mois de mars 2026 : le processus est actuellement en cours.

3. Arriérés du deuxième trimestre (T2) 2026 : les opérations de traitement sont engagées, avec un début de paiement annoncé à partir du mois d’août 2026.

4. Alignement de 800 médecins sur la prime de risque professionnel au titre du mois de juillet 2026, assorti de la poursuite de la programmation des vagues suivantes, conformément aux engagements pris.

5. Réajustement de la rémunération des médecins promus, dont la prise en compte a été omise lors de la paie de juillet 2026.

6. Actes administratifs : les questions en suspens feront l’objet d’échanges avec le Vice-Premier Ministre dès son retour, en vue de leur finalisation.

7. Assainissement du fichier de paie, afin d’améliorer la fiabilité des données administratives et de garantir une gestion plus transparente et plus efficiente des rémunérations des médecins.

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Samyr LUKOMBO