Le paludisme constitue un réel problème de santé publique dans la province du Kwilu. Pour les six derniers mois, les chiffres grimpent. Au total, 387.874 cas ont été enregistrés, faisant 146 décès. Selon le ministre provincial de la Santé, qui s'est confié à Actualité.cd, la maladie affecte les 24 zones de santé de la province du Kwilu. Robert Dinsodi a précisé que la maladie n'est pas nouvelle dans la région, la province est « endémique » et la menace pèse encore malgré les différents appuis des partenaires de la province pour la riposte.
« Il y a eu beaucoup de cas avec 146 décès. La province est endémique et le paludisme n'épargne pas les gens. Toutes les 24 zones de santé sont touchées. Il y a un véritable problème de paludisme, que ce soit au stade grave ou simple », a-t-il déclaré.
La dernière menace du paludisme au Kwilu est celle signalée au village Mukulubiala, dans le territoire de Bulungu, en juin dernier. Une dizaine de personnes ont perdu la vie après avoir manifesté de la fièvre, des douleurs abdominales et des vomissements.
Le ministre annonce que la situation est contenue et que plus aucun nouveau cas ni décès n'est enregistré après le déploiement des équipes pour la prise en charge. Au total, 72 cas ont été enregistrés dans ce village, contre 15 décès, dont 8 femmes et 7 hommes. Cinq échantillons d'eau, 30 de sang et 28 de sel ont été prélevés, a indiqué Robert Dinsodi. Les nouveaux résultats sont attendus de l'Institut national de recherche biomédicale (INRB).
Ce nouveau prélèvement, malgré les premiers résultats concluant à un paludisme mal soigné ou non pris en charge, donnés par cette institution, se justifie par le doute qui a entouré la qualité du premier prélèvement effectué.
Jonathan Mesa