La médiation interconfessionnelle conduite par la CENCO et l'ECC a franchi une nouvelle étape ce samedi, avec une rencontre entre les deux confessions religieuses et des représentants de l'opposition. Selon le pasteur Eric Senga, qui s'exprimait au sortir de cet échange, l'objectif était d'obtenir « le principe du report » de la marche prévue le 22 juillet, dans le cadre du processus de dialogue national dont le lancement a été acté avec le chef de l'État.
Pour le porte-parole de l'ECC, ce round de discussions s'inscrit dans la continuité directe de l'audience accordée par Félix Tshisekedi vendredi à la CENCO et à l'ECC, les deux églises ayant reçu mandat d'amorcer la dynamique de médiation.
« Dès lors que le processus est déjà lancé, nous avons l'obligation d'obtenir des uns et des autres leur engagement », a-t-il expliqué, présentant l'adhésion des différentes parties comme le signe qu'elles acceptent d'accompagner l'initiative.
Le pasteur Senga a indiqué que l'opposition avait soulevé, lors de cet échange, deux préoccupations centrales : les modalités concrètes de l'inclusivité du futur dialogue, et le sort réservé à la question constitutionnelle, un enjeu qui a présidé, selon lui, à la création même de la dynamique de l'opposition. Les médiateurs disent avoir pris le temps de répondre à ces interrogations et de rassurer leurs interlocuteurs.
Insistant sur la nature de la démarche engagée, le porte-parole de l'ECC a tenu à écarter toute lecture politique de l'initiative confiée par le président de la République aux deux églises.
« Cette initiative relève d'une dimension pastorale », a-t-il martelé, réaffirmant que l'objectif poursuivi est la réconciliation du peuple congolais dans un cadre apaisé.
À ce stade, la rencontre du jour ne s'est pas conclue par un accord formel de l'opposition sur le report de sa mobilisation du 22 juillet.