Alors que l’année scolaire 2025-2026 s’est clôturée le jeudi 2 juillet 2026, plus de 5 000 enfants de militaires ont été privés de scolarisation dans la ville de Beni, nouveau siège des institutions de la province du Nord-Kivu. L’alerte est lancée par l’Association des Enfants des Soldats au Front pour la Paix (ASESOFP), une structure qui encadre les dépendants des militaires engagés sur différentes lignes de front.
Dans une correspondance datée du 2 juillet 2026, cette organisation de défense des droits humains dresse un tableau préoccupant des conditions de vie des dépendants des militaires. Selon l’ASESOFP, ce constat est issu d’une évaluation menée à l’issue de l’année scolaire écoulée.
Cette structure indique également avoir saisi les autorités compétentes afin de solliciter une prise en charge urgente de ces enfants, dans l’objectif de leur garantir l’accès à l’éducation dès la prochaine rentrée scolaire. Elle plaide également pour un accompagnement renforcé des familles des militaires et policiers engagés dans les opérations de sécurisation, estimant que la continuité de la scolarisation de leurs enfants dépend d’un appui concret de l’État et de ses partenaires.
La situation est jugée particulièrement alarmante dans la ville de Beni, où l’encadrement des enfants et autres dépendants des policiers et militaires engagés au front fait face à de nombreux défis. Malgré certains plaidoyers ayant permis la prise en charge de quelques enfants vulnérables par des organisations non gouvernementales, l’ASESOFP déplore que plusieurs enfants de militaires se livrent à la mendicité pour survivre.
Face à ces difficultés, l’Association des Enfants des Soldats au Front pour la Paix plaide auprès du gouvernement pour l’extension de la gratuité de l’enseignement jusqu’au niveau secondaire pour l’année scolaire 2026-2027, exclusivement en faveur de cette catégorie d’enfants. Elle sollicite également l’équipement de l’école Chico Mambangu en matériels didactiques.
Par ailleurs, la structure appelle à un appui du commandant des opérations Sokola 1 Grand-Nord ainsi que des personnes de bonne volonté, afin de préserver l’éducation des enfants des militaires engagés au service de la nation.
Josué Mutanava, à Goma