Le calme est revenu ce mardi 7 juillet à Mindjendje, dans la localité de Banakindi, groupement Kisimba, (territoire de Walikale) au Nord-Kivu, au lendemain des affrontements ayant opposé les rebelles de l'AFC/M23 aux Forces armées de la République démocratique du Congo (FARDC), appuyées par les wazalendo.
Selon des sources locales, les combats ont éclaté lundi 6 juillet aux environs de 11 heures lorsque les rebelles de l'AFC/M23, venus de Malemo, dans le groupement Bashali Mokoto (territoire de Masisi), ont lancé une offensive contre les positions des FARDC et des wazalendo à Mindjendje. L'objectif de cette attaque était de déloger les forces gouvernementales de cette position stratégique.
Pendant plusieurs heures, de violentes détonations d'armes lourdes et légères ont secoué la zone, plongeant les populations dans la peur. Les échanges de tirs se sont poursuivis jusque tard dans la soirée, provoquant un mouvement de panique dans plusieurs villages voisins, notamment à Mpety et Nzanganano, où de nombreux habitants ont craint une extension des combats.
D'après les mêmes sources, les FARDC, soutenues par les wazalendo, ont réussi à contenir l'assaut avant de repousser les assaillants. Les rebelles se sont repliés vers Malemo, leur position de départ.
À ce stade, aucun bilan officiel concernant d'éventuelles pertes humaines ou matérielles n'a été communiqué. Toutefois, Mindjendje demeure sous le contrôle des FARDC et de leurs alliés wazalendo.
Ces affrontements illustrent une nouvelle fois la persistance de l'insécurité dans les zones frontalières entre les territoires de Walikale et de Masisi, où les affrontements entre les rebelles et les forces gouvernementales continuent d'exposer les populations civiles à de graves risques sécuritaires et humanitaires.