RDC : les inspecteurs et contrôleurs du travail réclament leur intégration à la paie régulière

Photo d'illustration
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Les inspecteurs et contrôleurs du travail recrutés par l'État congolais poursuivent leur mobilisation pour obtenir leur intégration à la paie régulière. Réunis ce mercredi devant la primature, ils dénoncent une situation qu'ils jugent injuste près de trois ans après leur recrutement. 

Selon l'inspecteur André Kabole, l'un des porte-paroles du mouvement, ces agents ont été recrutés à l'issue d'un concours officiel et remplissent toutes les conditions requises pour être reconnus comme agents de l'État. 

Malgré cela, ils continuent à être rémunérés à travers le système de paie complémentaire.

« L'État congolais nous a recrutés par concours. Nous remplissons donc toutes les conditions requises pour être reconnus comme agents de l'État. Cependant, depuis notre recrutement, nous sommes payés par le système de paie complémentaire. Nous ne percevons notre rémunération que tous les trois mois, souvent avec plusieurs mois de retard », a-t-il déclaré.

Les manifestants rappellent qu'un arrêté interministériel signé notamment par les ministres sectoriels de l'époque prévoyait pourtant leur intégration à la paie régulière ainsi que l'octroi d'une prime spéciale et de fonction en faveur des inspecteurs et contrôleurs du travail.

« Cet arrêté n'a jamais été pleinement appliqué. À la suite de nos revendications, notamment à travers plusieurs marches pacifiques, il a été accepté que nous percevions seulement 28 % de ces montants dans le cadre de la paie complémentaire trimestrielle », a expliqué André Kabole.

Pour ces agents, cette situation a des conséquences importantes sur leur vie quotidienne et celle de leurs familles. Ils dénoncent l'irrégularité des paiements et l'obligation de multiplier les actions de revendication pour obtenir ce qui leur est dû.

« Cette situation nous fait énormément souffrir et ne nous permet plus de nous organiser convenablement. Pour percevoir cette prime, nous sommes constamment contraints de manifester ou d'organiser des marches de revendication, alors qu'il devrait s'agir d'un paiement automatique », a regretté leur représentant.

Au cours de leur mobilisation, les inspecteurs et contrôleurs du travail ont formulé deux principales revendications : leur intégration à la paie régulière avec une prise en charge à 100 %, ou à défaut une première étape de 50 %, ainsi que le paiement effectif du deuxième trimestre de l'année 2026.

Les manifestants affirment également que le Président de la République avait déjà évoqué leur situation lors d'une réunion du Conseil des ministres et demandé leur prise en charge sans condition.

« Bientôt trois ans après notre recrutement, nous continuons à être payés par le système de paie complémentaire. Cette situation est irrégulière, car une paie complémentaire ne devrait normalement pas excéder une année », a soutenu André Kabole.

Les inspecteurs rappellent par ailleurs leur rôle dans le contrôle et l'encadrement de la main-d'œuvre nationale et étrangère sur l'ensemble du territoire national. Ils estiment que leur mission mérite une prise en charge conforme à leur statut.

Déterminés à obtenir gain de cause, ils assurent ne pas vouloir quitter les abords de la Primature sans engagement concret des autorités.

« Nous ne quitterons ce lieu qu'après avoir obtenu des garanties concrètes et des preuves formelles attestant de notre intégration à la paie régulière dès le troisième trimestre de cette année », a conclu l'inspecteur André Kabole.

José Mukendi