RDC: Justin Kalumba porte deux réformes majeures sur le contenu local et la sous-traitance devant l’assemblée nationale

Photo d'illustration
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Le gouvernement de la République Démocratique du Congo (RDC) à travers le ministre de l’Entrepreneuriat et Développement des PME, Justin Kalumba Mwana-Ngongo, a franchi une étape majeure dans sa politique de promotion des intérêts économiques nationaux. Ce mercredi 27 Mai 2026, devant l’Assemblée nationale, il a présenté deux projets de lois jugés déterminants pour l’avenir économique de la République Démocratique du Congo, déjà adoptés en conseil des ministres le 15 Mai dernier et déclarés recevables par les élus nationaux.

Le premier texte porte sur le contenu local tandis que le second vise à renforcer le cadre légal de la sous-traitance dans le secteur privé. À travers ces initiatives, Justin Kalumba entend accroître la participation des Congolais dans les secteurs clés de l’économie nationale et garantir que les richesses produites sur le territoire profitent davantage aux nationaux.

Dans son intervention, le ministre a rappelé que ces réformes traduisent la vision du Président de la République Félix Antoine Tshisekedi Tshilombo, fondée sur la création d’emplois pour les Congolais, la valorisation des biens et services locaux ainsi que le transfert des compétences et des technologies.

Le projet de loi sur le contenu local, présenté comme une première historique en RDC, ambitionne de doter le pays d’un cadre légal général et cohérent applicable à tous les secteurs de l’activité économique.

« Grâce à cette loi, la RDC et sa population auront capté 35% des bénéfices des activités de l’entreprise, obtenu 3 postes et Directeurs pour les nationaux et au moins 10.000 USD de commande réinvestis dans notre économie. Il va sans dire tout le monde gagnera, par rapport au volume, devenu massif et exponentiel, des commandes : les investisseurs étrangers qui ont conservé 65% du capital, vont gagner du fait de l’ampleur des commandes, les Congolais qui ont acquis 30%, les travailleurs de l’entreprise qui y ont 5%, les Directeurs de l’entreprise dont 30% sont des congolais fournisseurs du bois, puis l’Etat lui même, en termes de fiscalité », a expliqué devant les élus nationaux Justin Kalumba Mwana-Ngongo.

Le ministre a également insisté sur la nécessité pour la RDC de mieux protéger ses intérêts économiques à travers une politique de sous-traitance favorable aux entreprises congolaises.

Le projet de loi modifiant la loi n°17/001 du 8 février 2017 renforce ainsi le principe de réservation des parts de marché aux entreprises nationales. Il prévoit néanmoins des dérogations strictement encadrées, temporaires et soumises à un mécanisme de localisation progressive.

Pour Justin Kalumba, il est impératif de corriger les déséquilibres économiques qui privent les Congolais des bénéfices issus de l’exploitation des ressources nationales.

« Nous ne pouvons pas en tant que nation nous satisfaire d’une situation dans laquelle les resources de notre sol sont exploitées sans nous, les contrats de sous traitance confiés à des entreprises autres que nos propres entreprises, les emplois qualifiés occupés exclusivement par des non nationaux et la valeur créée sur notre territoire exportée sans retour conséquent pour notre économie » A-t-il renchérit.

À travers ces deux réformes, Justin Kalumba Mwana-Ngongo confirme la volonté du gouvernement de bâtir une économie plus inclusive et souveraine, capable de placer les entreprises congolaises et la main-d’œuvre nationale au cœur du développement du pays et assurer la promotion des classes moyennes.