À Kinshasa, l’Institut National de Préparation Professionnelle (INPP), en collaboration avec l’Unité de Coordination et de Management des projets (UCM) et l’Office National de l’Emploi (ONEM), a organisé ce jeudi 28 mai 2026 une séance de sensibilisation destinée aux jeunes formés dans le cadre du projet AGREE.
L’activité a porté sur l’entrepreneuriat, la recherche de l’emploi ainsi que la prévention des violences basées sur le genre (VBG) en milieu professionnel. Elle visait à préparer ces jeunes filles et garçons à leur insertion dans le monde du travail.
Selon Judith Kimbunza, point focal Genre et cheffe de service budget à l’INPP, cette initiative répond à la nécessité de mieux préparer les apprenants aux réalités professionnelles.
« Nous avons organisé cette session pour nos apprenants que nous avons formés dans le cadre du projet AGREE. Comme ils vont affronter le monde professionnel, ils doivent avoir les bases notamment sur les violences basées sur le genre », a-t-elle expliqué.
Elle a indiqué que les participants ont été sensibilisés aussi bien sur leurs propres comportements que sur ceux des employeurs, notamment face aux cas de harcèlement ou de comportements inappropriés en entreprise.
« Nous nous sommes attelés à la dénonciation comme moyen de se protéger contre les VBG par exemple le harcèlement, les compliments déplacés, etc. Ces violences ne concernent pas que les femmes. Elles concernent aussi les hommes », a ajouté Judith Kimbunza.
De son côté, Mwisa Jefferson, chef de division à la direction d’appui à la formation chargé de l’insertion socioprofessionnelle à l’INPP, a souligné l’importance d’intégrer la dimension genre dans l’accompagnement des jeunes vers l’emploi.
« Dans le cadre de ses attributions, l’INPP travaille pour l’insertion socioprofessionnelle des jeunes. (…) Il était important pour les jeunes qui vont entrer dans le monde professionnel d’être informés sur les questions de violences basées sur le genre », a-t-il déclaré.
Au-delà de la sensibilisation aux VBG, les organisateurs ont également mis l’accent sur l’entrepreneuriat comme alternative face au chômage des jeunes.
« Nous avons voulu en même temps parler de l’entrepreneuriat parce que c’est une solution au problème du chômage. Ces jeunes qui ont appris des métiers porteurs d’emploi peuvent aussi créer leurs propres entreprises grâce aux compétences acquises », a poursuivi Mwisa Jefferson.
Les échanges ont aussi porté sur les techniques de recherche d’emploi et les mécanismes permettant aux jeunes de mieux réussir leur intégration professionnelle.
Pour les participants, cette formation représente une opportunité importante. Alex, l’un des apprenants formés dans le cadre du partenariat entre l’INPP et l’UCM, estime que la session a renforcé leur confiance et leur sens des responsabilités.
« La formation a montré l’importance de l’entrepreneuriat et nous a encouragés à créer nos propres entreprises pour résoudre les problèmes de notre société. Elle a aussi insisté sur la nécessité de dénoncer toute violence basée sur le genre au travail », a-t-il témoigné.
Pour rappel, l’INPP et l’UCM avaient recruté ces jeunes à Kinshasa en juillet 2025 dans le cadre du projet AGREE, financé par la Banque mondiale. Les bénéficiaires suivent gratuitement des formations aux métiers dits « verts », principalement dans les secteurs de l’eau et de l’électricité.