Une mission d'inspection et de commandement des unités vient d'être engagée dans le territoire de Kwamouth. Elle est conduite par le commandant des opérations Ngemba, le général Moyo Rabbi Richard. Selon le communiqué du service de communication de la onzième région militaire, cette mission, qui s'étend du 20 au 24 mai 2026, vise à renforcer la stabilité dans la région, sécuriser durablement les axes opérationnels, prévenir toute tentative de réinfiltration des combattants Mobondo et faciliter le retour des déplacés dans leurs milieux d'origine.
Sur le tronçon Mongata-Masiambio, sur la RN 17, le dispositif sécuritaire mis en place dans cette zone considérée comme sensible a été passé au peigne fin.
Le général Moyo Rabbi Richard a sensibilisé les troupes sur l'importance de préserver des relations harmonieuses avec les populations civiles. Quelques unités ont été relevées afin de consolider l'occupation des positions stratégiques passées sous le contrôle des FARDC, autrefois occupées par les miliciens Mobondo.
Il a, en outre, sensibilisé les miliciens réfractaires présents dans la brousse à « abandonner les violences contre les populations civiles, déposer volontairement les armes et rejoindre les structures de désarmement ».
Lors du déclenchement des violences, le territoire de Kwamouth, épicentre des atrocités, a été vidé de sa population. Des nombreux déplacés ont été accueillis dans les régions voisines avec un afflux massif à Bandundu-ville, à Kinshasa, au territoire de Bolobo, voire dans la République du Congo.
Depuis le début de l'année en cours, la crise des Mobondo connaît des avancées significatives. Le processus de désarmement, démobilisation et réinsertion mené par le ministre délégué à la Défense nationale, en charge des anciens combattants, a permis la reddition, à Kwamouth (Mai-Ndombe), Maluku (Kinshasa), ainsi que dans les territoires de Popokabaka et de Kenge (Kwango), de plus de 600 miliciens.
C'est à l'étape du Kwango que la dissolution du mouvement Mobondo a été proclamée par son géniteur, Sadam alias Faux. Ces régions ont passé de longues périodes d'accalmie après l'évacuation de ces ex-combattants. Parmi eux, plusieurs ont été transférés à Kaniama Kasese pour servir la nation au sein du Service national.
Jonathan Mesa