Le ministre des Finances, Doudou Fwamba Likunde Li-Botayi, a répondu jeudi devant le Sénat à une question orale avec débat initiée par le sénateur Célestin Vunabandi. Cet exercice de redevabilité a permis d'aborder plusieurs dossiers liés à la gestion des finances publiques et aux relations financières entre le pouvoir central et les provinces.
Les échanges ont porté principalement sur la rétrocession des recettes nationales aux provinces, l'opérationnalisation de la Caisse nationale de péréquation ainsi que la question de la gestion des biens zaïrianisés.
Concernant la rétrocession des 40 % des recettes à caractère national revenant aux provinces, le ministre a rappelé les dispositions de l'article 175 de la Constitution ainsi que celles de la loi relative aux finances publiques. Il a expliqué que la législation autorise l'État central à retenir temporairement une partie des fonds destinés aux provinces en attendant le transfert effectif des charges correspondantes.
Au sujet de la Caisse nationale de péréquation, Doudou Fwamba a annoncé une enveloppe de 20 millions de dollars américains destinée à soutenir son opérationnalisation. Cet organisme est appelé à jouer un rôle clé dans le financement des investissements et la réduction des disparités de développement entre les provinces.
Pour accélérer sa mise en œuvre, un atelier réunissant les différentes parties prenantes sera prochainement organisé afin de définir une stratégie globale d'opérationnalisation. Le Comité d'orientation de la réforme des finances publiques (COREF) travaille déjà à la préparation de ces assises.
À travers ses réponses, le ministre des Finances a mis en avant les efforts entrepris par le gouvernement sous l'impulsion du président de la République, Félix Tshisekedi, pour renforcer la gouvernance des finances publiques et promouvoir une meilleure équité dans la répartition des ressources à travers le pays.
Les explications fournies n'ont toutefois pas dissipé toutes les préoccupations des sénateurs, plusieurs d'entre eux ayant exprimé le souhait d'approfondir davantage les discussions. En raison des contraintes liées au calendrier de la Chambre haute, une motion incidentielle adoptée en plénière a reporté la poursuite du débat dans un délai de 48 heures.
Les échanges devraient ainsi se poursuivre dans les prochains jours afin de permettre aux élus de la Chambre haute d'obtenir davantage d'éclaircissements sur ces questions jugées essentielles pour le développement des provinces et l'amélioration de la gouvernance financière en République démocratique du Congo.