À l’approche des élections du comité exécutif de la Fédération congolaise de football association (Fécofa), prévues le 20 mai, la configuration actuelle du scrutin tend à clarifier le rapport de forces.
Au départ, la course semblait ouverte. Mais la publication de la liste provisoire des candidatures par la commission électorale a rebattu les cartes. Sur neuf dossiers déposés, six ont été déclarés irrecevables à titre provisoire. Sont concernés Aziz Makukula, Shabani Nonda, Jean-Claude Mukanya, Jean-Max Mayaka, Renie Patout Mangenda et Kevin Issa. La commission évoque l’absence ou l’insuffisance de pièces justificatives, tout en laissant la possibilité d’une mise en conformité.
Dans le même temps, Shabani Nonda a annoncé, dans un communiqué daté du 2 mai 2026, le retrait de sa candidature pour des raisons personnelles. Il y indique vouloir continuer à œuvrer pour le développement du football congolais en dehors de cette échéance.
Ces évolutions interviennent dans un processus électoral déjà marqué par des reports et des contestations. Un premier calendrier avait été avorté en novembre 2023, entraînant une suspension décidée par la CAF et la mise en place d’une nouvelle équipe du comité de normalisation, dirigée par Belinda Lutandila. Ce comité, instauré par la FIFA depuis le 24 avril 2023 et prolongé à plusieurs reprises, est chargé de conduire le processus jusqu’à l’élection d’une nouvelle direction.
Par ailleurs, la candidature retenue de Veron Mosengo Omba suscite toujours des débats, notamment sur la question de sa nationalité. Selon certaines sources, il aurait renoncé récemment à sa nationalité suisse, ce qu’il semble avoir démontré lors du dépôt de son dossier. Une affirmation contestée par un ancien dirigeant du football congolais.
Dans ce contexte, entre candidatures écartées, retrait de figures attendues et incertitudes sur certains dossiers, la configuration actuelle du scrutin apparaît en évolution, avec des équilibres encore susceptibles de bouger en fonction des mises en conformité attendues.