Kinshasa : clap de fin pour le FELIBI 7, sous le signe du savoir et de la révolution numérique

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Des élèves à la clôture du Felibi 7

La journée du 25 avril a marqué la clôture de la 7ᵉ édition du Festival du livre et de la Bible (FELIBI), organisée à la Haute École de Commerce de Kinshasa (HEC-KIN), autour du thème : « L’enjeu du droit d’auteur à l’ère du numérique et de l’intelligence artificielle ».

Au cours des quatre journées précédentes, consacrées à ce festival, plusieurs établissements, notamment le Groupe scolaire Gescom ainsi que les complexes scolaires Bozindo et Providence Divine, ont pris part à des concours littéraires d’éloquence, de dictée et d’épellation. Les lauréats ont été présentés et récompensés lors de la cérémonie de clôture.

À l’issue de ces compétitions, le complexe scolaire Providence Divine a été désigné vainqueur du concours d’éloquence. Le Groupe scolaire Gescom s’est, quant à lui, distingué en remportant les premiers prix de dictée et de lecture. Le complexe scolaire Bozindo a décroché le premier prix de l’épreuve d’épellation.

Dans le but de promouvoir les librairies locales, les différentes structures participantes ont successivement présenté leurs activités, leurs sièges ainsi que leurs missions respectives.

La cérémonie a également été agrémentée par des prestations de jeunes artistes, avec des performances de slam, de danse et de rap.

Eden Mulumba, coordinateur du FELIBI, a exprimé sa volonté d’améliorer les prochaines éditions.

« Avec la même détermination et la même volonté, nous voulons continuer à placer le livre au cœur de nos actions, car il demeure un élément central dans l’acquisition des connaissances », a-t-il déclaré.

De son côté, Christian Gombo, représentant de la librairie Leash, s’est réjoui de l’engouement observé autour du livre.

« Plusieurs exposants sont repartis avec des sacs vides. C’est déjà un indicateur qui montre l’intérêt des jeunes, tant élèves qu’étudiants, pour les livres », a-t-il précisé.

Il a également souligné que, tout au long du festival, plusieurs stands, dont le sien, ont enregistré des ventes importantes, en partie grâce à des prix accessibles, variant de 500 francs congolais à 1 dollar américain.

Par ailleurs, il a formulé quelques recommandations pour les prochaines éditions.

« Ce n’est pas tous les jours qu’un festival du livre est organisé par des Congolais. C’est pourquoi, lorsque des ouvrages sont présentés, les auteurs devraient être davantage mis en avant », souligne Christian Gombo.

Il insiste notamment sur la nécessité de valoriser les écrivains à travers des supports visuels, tels que des portraits ou des affiches, afin d’assurer leur promotion à grande échelle.

« Ce ne sont pas uniquement les ouvrages qui doivent être vendus, mais aussi les écrivains congolais qui ont répondu présents », a-t-il ajouté.

Cette 7ᵉ édition du FELIBI s’est achevée par un appel à contribution volontaire, visant à favoriser l’accès aux connaissances pour les générations futures. Elle a été suivie d’un concert caritatif de la chorale « Perfect Voice », qui a fait vibrer le public au rythme de la culture et de la foi.

Kéren Kalukula, stagiaire UCC