Assemblée nationale : une motion de défiance déposée contre Jacquemain Shabani

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Le VPM de l'intérieur Jacquemain Shabani

Une motion de défiance a été déposée ce lundi 13 avril au bureau de l’Assemblée nationale contre le vice-Premier ministre, ministre de l’Intérieur, de la Sécurité, de la Décentralisation et des Affaires coutumières, Jacquemain Shabani Lukoo. Il s’agit d’une initiative portée par le député national Laddy Yangotikala Senga, élu de la circonscription électorale de Kisangani-Ville, dans la province de la Tshopo.

Cette motion de défiance, introduite par cet élu membre du groupe parlementaire Bâtissons le Congo et de la majorité parlementaire, intervient dans un contexte marqué par une insécurité grandissante dans les grandes villes du pays, notamment à Kinshasa. Celle-ci se manifeste par des braquages, des kidnappings, du banditisme urbain et une hausse de la criminalité, en dépit de l’opération Ndobo initiée pour lutter contre ces différents phénomènes.

La Ville-province de Kinshasa continue de faire face à une résurgence de l’insécurité, des enlèvements et des attaques nocturnes, malgré la mise en œuvre de l’opération « Ndobo » (Hameçon), présentée comme un succès par le gouvernement à travers le ministère de l’Intérieur, de la Sécurité, de la Décentralisation et des Affaires coutumières. Les annonces répétées d’arrestations de bandits urbains (Kulunas) et leur déferrement devant les instances judiciaires semblent n’avoir eu que peu d’impact sur le quotidien des Kinois et des Kinoises.

Lors de la 82ᵉ réunion du Conseil des ministres, Félix Tshisekedi a indiqué avoir été saisi des préoccupations de la population, laquelle signale une recrudescence inquiétante des enlèvements dans la capitale. Selon lui, à ces faits s’ajoutent des attaques nocturnes perpétrées par des bandits armés dans certaines résidences, semant la peur et l’insécurité parmi les citoyens. Au-delà de la détresse des familles directement touchées, le chef de l’Etat affirme que ces actes criminels alimentent un climat de psychose, fragilisent le sentiment de sécurité collective, perturbent les activités économiques et sociales et portent atteinte à l’autorité de l’État ainsi qu’à la confiance des citoyens dans les institutions chargées de les protéger.

C’est dans ce cadre qu’il avait ordonné au gouvernement l’intensification de la traque et du démantèlement des réseaux criminels face à la résurgence des enlèvements et de l’insécurité dans la ville de Kinshasa.

Clément MUAMBA