Le Gouvernement de la RDC et le Programme alimentaire mondial (PAM) tiennent, du 30 mars au 1er avril, un atelier consacré à l’élaboration du Plan stratégique pays. Cette rencontre réunit des participants issus de plusieurs ministères, des organisations non gouvernementales, l’Assistant Executive Director du PAM en mission en RDC, le Représentant résident du PNUD assurant l’intérim de la coordination du système des Nations unies, ainsi que des partenaires techniques et financiers.
Elle vise à permettre aux deux parties de s’accorder sur les priorités stratégiques susceptibles de promouvoir la sécurité alimentaire pour la période 2027-2030 et de lutter contre la malnutrition.
Au cours de ces assises, les participants passent en revue les acquis de la coopération entre la RDC et le PAM, en vue de définir la vision stratégique du bureau pays pour les quatre prochaines années.
« Le PAM et ses équipes en RDC ont démontré leur résilience, leur agilité et leur capacité à délivrer des résultats, même dans des contextes complexes. L’année 2026 marque l’arrivée d’un nouveau leadership et un engagement renouvelé en faveur de la gouvernance et de la redevabilité au plus haut niveau. L’objectif est d’améliorer en continu la qualité et l’efficacité de nos programmes, tout en mettant en œuvre des solutions humanitaires qui renforcent la dignité et l’autonomie des populations », a déclaré David Stevenson, représentant et directeur pays du PAM en RDC.
Et d’ajouter :
« Les besoins humanitaires dans ce pays augmentent de manière spectaculaire, alors même que la RDC dispose d’un potentiel immense pour nourrir l’ensemble du continent, voire au-delà. Notre mandat et notre présence opérationnelle offrent au PAM une opportunité unique de contribuer à la réduction des conflits et à un développement durable. Mais nous ne pouvons pas y parvenir seuls. Cela nécessite le soutien de nos partenaires, fondé sur la confiance mutuelle et une vision partagée ».
De son côté, le secrétaire général au Plan est revenu sur les motivations de cet atelier.
« La question de la sécurité alimentaire ne relève pas uniquement d’un impératif humanitaire. Elle constitue un enjeu stratégique majeur pour la stabilité, la croissance économique et la cohésion sociale de notre pays. Cet atelier représente une étape essentielle et un levier de transformation de notre économie agricole. Il nous revient d’y poser les bases d’un plan stratégique pays à la fois pertinent, cohérent et orienté vers les résultats. Il s’agira notamment de construire une vision nationale partagée, de promouvoir une agriculture moderne et productive, de soutenir l’entrepreneuriat rural et de développer des mécanismes de protection sociale adaptés », a soutenu Daniel Epembe, secrétaire général au Plan.
Le futur Plan stratégique pays (CSP) s’articulera autour de deux axes principaux : l’appui à la réponse humanitaire et le renforcement des systèmes alimentaires locaux, ainsi que l’amélioration continue de la qualité des programmes du PAM à travers une approche intégrée des systèmes alimentaires.
Selon le dernier rapport du Cadre intégré de classification de la sécurité alimentaire (IPC), la RDC fait face à une crise alimentaire préoccupante. Environ 27 millions de personnes sont en situation d’insécurité alimentaire aiguë, dont près de 4 millions en situation d’urgence entre 2025 et 2026.
Grâce GUKA