Kinshasa : l’intensification de l’opération « Ndobo » a permis l’arrestation de plus de 400 présumés Kuluna (Gouvernement)

Photo ACTUALITE.CD.

Alors que le taux de criminalité ne cesse d’augmenter et que de nombreux cas de braquages sont signalés dans la ville-province de Kinshasa, le gouvernement de la République a annoncé, en ce début d’année, l’intensification de l’opération « Ndobo ».

Grâce à cette opération, plus de 400 présumés bandits ont été interpellés par la Police nationale congolaise (PNC). Cette intensification vise à lutter contre le banditisme urbain et les braquages dans la capitale congolaise.

L’annonce a été faite par le Vice-Premier ministre, ministre de l’Intérieur, de la Sécurité, de la Décentralisation et des Affaires coutumières, le vendredi 6 février 2026, lors du Conseil des ministres présidé par la Première ministre Judith Suminwa, à la Cité de l’Union africaine.

« Le Conseil a été informé de l’intensification de l’opération Ndobo contre le banditisme urbain et les braquages. Cette action a permis à la Police nationale congolaise d’appréhender, cette semaine, près de 404 présumés Kuluna à Kinshasa », a rapporté Yolande Elebe, ministre de la Culture, Arts et Patrimoine, lors de la lecture du compte rendu.

Depuis plusieurs années, le phénomène des Kuluna sème la terreur et l’insécurité dans les grandes villes de la République démocratique du Congo, en particulier à Kinshasa. À cela s’ajoutent les braquages et autres actes criminels. Malgré la multiplication des opérations policières, ces gangs organisés continuent de défier les autorités et de plonger les populations dans la désolation.

Lors de la 46ᵉ réunion du Conseil des ministres, le Chef de l’État, Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo, avait déjà haussé le ton face à la recrudescence inquiétante des braquages et des vols à main armée, souvent perpétrés en plein jour dans la capitale. Face à cette insécurité grandissante, le Président de la République avait rappelé aux membres du gouvernement central l’impératif de durcir la répression afin de rétablir l’ordre, la sécurité et la confiance des citoyens.

Lancée par Jacquemain Shabani, l’opération « Ndobo » vise à éradiquer ce fléau. Toutefois, certaines voix s’élèvent pour s’interroger sur l’efficacité d’une stratégie exclusivement répressive, dans un contexte marqué par le chômage et la précarité qui touchent une large frange de la population.

Clément MUAMBA