Des coups de feu ont retenti ce vendredi 12 décembre dans l’avant-midi à Baraka, l’une des villes du Sud-Kivu qui accueille depuis quelques jours des déplacés militaires et civils, y compris des autorités ayant fui Uvira, une autre ville passée cette semaine sous contrôle des rebelles de l’AFC/M23.
Selon les sources d’ACTUALITE.CD, cette situation est consécutive à l’initiative des miliciens wazalendo de désarmer les militaires qui affluent massivement à Baraka après avoir décroché à Uvira.
Les tirs localisés dans la partie sud de la ville de Baraka, précisément dans le quartier Mongemonge (commune de Katanga), ont duré près d’une heure et ont cessé vers midi, heure locale. « Nous étions sous les coups des balles. Il s'agit des wazalendo qui voulaient désarmer les FARDC qui, mais ils n'ont pas réussi », a dit à ACTUALITE.CD un habitant du quartier Mongemonge.
Outre les militaires FARDC, des soldats burundais arrivent aussi en grand nombre à Uvira après la défaite à Uvira.
Les activités restent suspendues dans la ville de Baraka depuis la matinée. Les écoles n’ont pas fonctionné, les parents ont préféré garder leurs enfants à la maison. Les boutiques, magasins, transports en commun et marchés sont paralysés.
Les autorités gouvernementales du Sud-Kivu qui sont pour la deuxième fois des déplacés après avoir fui Bukavu et Uvira, lancent un appel au calme. Jean-Jacques Elakano, vice-gouverneur du Sud-Kivu a souligné que les rebelles « ne fouleront jamais le sol de Fizi ».