Union sacrée : Katumbi rappelle à Tshisekedi qu’il a été convenu de crédibiliser la CENI à travers la désignation du Président par consensus parmi les candidats proposés par les confessions religieuses 
Mercredi 20 octobre 2021 - 16:01
Félix Tshisekedi, Jean Pierre Bemba et Moise Katumbi
Félix Tshisekedi, Jean Pierre Bemba et Moise Katumbi

La question de la mise en place d’une nouvelle Commission électorale nationale indépendante (CENI) divise les acteurs de l’Union sacrée. Moïse Katumbi qui désapprouve l’entérinement des membres de cette institution par l’Assemblée nationale a saisi le Chef de l’Etat pour lui rappeler que dans le cadre de l’Union sacrée, il a été convenu de crédibiliser la CENI en désignant par consensus son président parmi les candidats proposés par les confessions religieuses. 

« En ce qui concerne plus précisément les réformes institutionnelles et électorales qui déchirent actuellement la classe politique, nous avions défini comme objectif l'organisation de bonnes élections crédibles, transparentes et inclusives afin de résorber la crise politique et instaurer une vie institutionnelle normale et durable en RDC par la restauration de la confiance au niveau de la CENI et du processus électoral. Dans le souci d'éviter au pays un nouveau chaos électoral, nous avions proposé un arsenal de dispositions visant à crédibiliser la CENI en mettant l'accent sur la désignation du Président de la CENI par consensus sur le ou les candidats proposés par les confessions religieuses », dit Moïse Katumbi dans sa correspondance adressée à Félix Tshisekedi le 18 octobre dernier.

Les confessions religieuses ne sont pas parvenues à désigner de manière consensuelle le président de la CENI et un membre de plénière. Denis Kadima entériné comme président de la CENI a été soutenu par 6 confessions religieuses, sans l'Église catholique et l’Eglise du Christ au Congo (ECC). Ces deux dernières insistent sur la probité, l’intégrité et le courage exceptionnel de celui qui va présider la CENI afin de publier les résultats réels des urnes. 

Le président d’Ensemble pour la République est aussi revenu sur les principales raisons qui l’ont amené ainsi que sa suite à adhérer à l’Union sacrée de la nation initiée par le chef de l’Etat Félix Tshisekedi à la suite de l’échec constaté de la coalition FCC-CACH. 

« Il y a un an presque jour pour jour, le 23 octobre 2020, après avoir constaté l'échec de la coalition que vous conduisiez à l'époque, vous avez pris l'initiative d'engager des consultations nationales pour trouver des solutions aux problèmes du pays. Parmi les trois premières urgences que vous avez dressées, vous aviez mentionné le rétablissement de la paix, l'organisation d'élections crédibles dans les délais constitutionnels et le renforcement de l'Etat de Droit. En qualité d'opposition républicaine attachée au respect des valeurs de la République, à la constitution et aux lois de notre pays, nous avons accepté de répondre à votre invitation et nous vous avons transmis notre cahier des charges qui reprenait l'ensemble de nos propositions visant au redressement du pays », indique Moïse Katumbi.

Moise Katumbi rappelle à Tshiskedi que la décision de son camp à intégrer l’Union sacrée de la nation était d’autant plus justifiée que leurs différentes préoccupations étaient rencontrées dans le programme d'actions 2021-2023 du gouvernement. Dans un des axes de ce programme, note dans sa correspondance, le numéro 1 d’Ensemble pour la République, était reprise explicitement la volonté de poursuivre les réformes électorales et institutionnelles en mettant un accent particulier sur les dispositions arrêtées consensuellement à l'issue des concertations politiques ad hoc.

« C'est cet engagement de tous les partenaires de l'Union Sacrée à privilégier le consensus qui nous a convaincus de prendre nos responsabilités », écrit M. Katumbi.

Pour rappel, aux termes de l’entérinement de nouveaux membres de la CENI, le camp Katumbi a dénoncé un cafouillage orchestré par le bureau de l’Assemblée nationale. Bien plus, il a indiqué qu’il va réévaluer sa participation au sein de l’Union sacrée. L’opposition, qui n’avait pas envoyé ses délégués pour faire partie de ce nouveau bureau, a, de son côté, dénoncé un processus irrégulier et entaché de tricherie. 

Japhet Toko

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