Coronavirus-Kinshasa : confinement avorté, conséquence d’une réponse mal coordonnée
ACTUALITE.CD

L’Hôtel de ville de Kinshasa a donné les premières explications du report de la mesure de confinement total qui devait commencer dès ce samedi 28 mars.

Le service de communication du Gouverneur soutient que la spéculation de prix des biens de première nécessité sur le marché pouvait provoquer « des actes susceptibles de créer l’insécurité ».

Plus tard dans la soirée, la Primature apporte un autre son de cloche. Elle explique, qu’au cours d’une réunion pilotée par Sylvestre Ilunga en présence de plusieurs autres dirigeants dont le ministre de la santé, le Gouverneur de Kinshasa ainsi que le conseiller spécial du chef de l’Etat en matière de santé, la stratégie de confinement total de la ville par intermittence n’était pas appropriée.

« L’épicentre de l’épidémie, étant situé dans la commune de la Gombe, il importe que le confinement soit accompagné d’un dépistage sélectif, c’est-à-dire centré sur le foyer de la pandémie », dit le communiqué de la Primature.

Du côté de l’entourage de Ngobila, plusieurs questions sont soulevées : « on laisse le Gouverneur faire sa déclaration et 24 heures après on lui demande d’annuler ».

La proposition de confinement total a été décidé à la suite d’une réunion de conseil de sécurité à laquelle les représentants de l’Armée, de la Police,  des services de renseignements ont participé et le Gouverneur s'est appuyé sur ces avis avant de demander l'autorisation de confinement et cette autorisation lui a été accordée au plus haut sommet », renseigne une source proche du Chef de l’exécutif provincial.

Depuis le début de la riposte, plusieurs autres couacs au niveau de la coordination ont été enregistrés, renforçant un climat de méfiance déjà perceptible au sein de la population.

L’un des problèmes est celui de la communication. Par exemple, des numéros verts ont été communiqués par l’Autorité de Régulation de la Poste et des Télécommunications du Congo (ARPTC). Ils ont été insérés dans les clips et autres matériels de communication. Ces numéros ne fonctionnent pas. Le ministère de la santé qui devrait s’en occuper ne donne aucune explication.

Ces dysfonctionnements interviennent dans une période délicate où Kinshasa enregistre plus de cas autochtones qu’importés.

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