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Les écolières du lycée Movenda à Ngiri Ngiri (Kinshasa) ors d'un concours de dictée en marge de la francophonie/Ph Thérèse Ntumba

Les élèves finalistes des écoles secondaires à travers le pays vont affronter, à partir du jeudi 2 mai prochain, la session préliminaire de dissertation pour l’édition 2018-2019 de l’examen d’Etat. A Kinshasa, les responsables d’écoles, interrogés, affirment avoir suffisamment préparé les élèves pour participer à l’épreuve qui prendra trois jours.

Pour le préfet de l’Institut Mickey, dans la commune de Ngaliema, des séances de simulation ont été organisées à l’intention des candidats finalistes sur une dizaine de 12 sujets.

"Je dois dire que je m’estime heureux d'accompagner mes élèves à la hors-session ce jeudi. Et j'y vais avec tous mes deux pieds sur terre parce qu’à notre niveau nous avons organisé des séances de simulation à l'épreuve de dissertation tout en respectant le nombre d’heures que le ministère réserve à chaque examen de dissertation, de 8h à 12h, et les enfants ont travaillé plus de douze sujets. Comme chez nous notre principe on dit aux élèves d’accepter de “mourir une bonne fois pour toutes et ressusciter le jour de la publication des résultats”, on a eu à organiser les séances des simulations dans toutes les disciplines qui passent en hors-session et l’école a décaissé une somme et nous avons envoyé notre professeur de chimie accompagner les élèves au laboratoire de chimie de l'Université pédagogique nationale (UPN) pour manipuler le laboratoire sur tous les sujets sur lesquels la hors-session de chimie va porter. Nous nous sentons vraiment mieux positionnés pour présenter nos candidats à la hors-session sans trop d'incertitudes”, a dit à ACTUALITE.CD Nouni Kapata, préfet des études de l’Institut Mickey.

Au collège Saint Raphaël, dans la commune de Kintambo, le préfet des études affirme que les finalistes se sont préparés psychologiquement.

"En ce qui concerne les épreuves préliminaires c'est-à-dire la dissertation et le jury pratique nous nous sommes attelés à préparer les enfants sur trois points :  psychologique, car si le moral n'est pas bon, si l'esprit n'est pas bon ils auront des problèmes dans la salle d'examen. Sur le plan financier, qui dit dissertation dit argent. Les frais de l'Etat qu'on a demandé et c'est 50000 FC. Nous sommes en train de sensibiliser parce que la plupart des parents n’ont pas encore payé. Sur le plan administratif, nous sommes en contact avec la hiérarchie de l’EPSP à propos des comportements des enfants au niveau des centres de la dissertation”, dit Gilbert Nguka, préfet au collège Saint Raphaël.

Les élèves finalistes prêts

"Je me sens suffisamment  prêt pour affronter l'épreuve et la formation est à la hauteur même si j'ai encore quelques lacunes dans mon  écrit. On nous a bien formé même si c'était pendant un bout de temps mais c’est passable”, dit Kena Kala, finaliste en latin-philosophie à l’Institut Mickey.

"Je suis plus que prêt vu la formation qu'on a eu. La formation était à la hauteur et je pense qu'on va bien se défendre parce qu'on a  été encadré par des professionnels", explique Mputu, inscrit en math-physique à Mickey.

"On a été  bien préparé et je me sens  prête pour l'épreuve de la dissertation", confirme pour sa part Christiane Yemba, également de la math-physique à Mickey.

Nduwa Anaclet, finaliste en latin-philosophie au college Saint Raphael : “Pour la dissertation on s'est bien préparé et on est vraiment bien concentré même si c'est pour la première fois d'affronter ces épreuves mais on est bien concentré et on va le faire sans paniquer. La formation a été à la hauteur, on a essayé de bien travailler pour affronter les épreuves de dissertation".

"Ça me fait un peu peur mais la frousse existe toujours, il suffit juste d'être calme de s'apaiser, être concentré, travailler et d'ailleurs vu la bonne formation que nous recevons à l'école les préparatifs de la dissertation était déjà la première étape qui m'avait rassuré donc qui m'a enlevé la  frousse. J'attends que la dissertation arrive, je sais que tout va bien se passer”, renchérit Jenovic Mbayi, finaliste en littéraire au collège Saint Raphaël.

Nsenge Dila, de la sixième littéraire à Saint Raphaëls dit attendre l’examen pour “démontrer la connaissance acquise de nos professeurs".

Sandra Yowa