Inondation à Kinshasa : Le gouvernement promet de "rompre" avec les autorités ayant autorisé des constructions anarchiques

La République démocratique du Congo observe, depuis ce lundi 8 janvier 2018, deux jours de deuil en mémoire des victimes des inondations causées par des pluies qui se sont abattues sur Kinshasa dans la nuit de jeudi dernier.

Contacté par ACTUALITE.CD à ce sujet, le porte-parole du gouvernement, Lambert Mende, reconnaît la responsabilité des autorités nationales dans ces catastrophes naturelles provoquées par les dernières intempéries enregistrées dans la capitale.

“<i>Les autorités nationales ne sont pas tout à fait innocentes. Notamment celles qui ont toléré des occupations anarchiques des espaces non-constructibles. Y compris la population qui, parfois sans autorisation, construit anarchiquement. Nous allons y mettre fin. C’est aussi soit l’incompétence, soit la négligence de ceux qui étaient là avant nous. La plupart de ces constructions durent depuis des années. Ces mauvaises habitudes tolérées notamment par certaines autorités, nous allons y mettre fin. Nous allons rompre avec ces autorités tant nationales que municipales</i>”, a dit, ce lundi, le porte-parole du gouvernement à ACTUALITE.CD

Outre le problème d’urbanisation que connaît la ville, la première responsabilité du drame ayant plongé le pays dans le deuil revient également au dérèglement climatique, a souligné Lambert Mende.

“<i>Jamais il n’a plu comme il a plu ces derniers jours. Je vis dans cette ville depuis plus de 30 ans et je n’ai jamais enregistré des torrents de cette nature-là. Après viennent des problèmes de gestion de la ville, mais le premier responsable, à mon avis, c’est le dérèglement climatique</i>», a-t-il dit dans une interview à RFI.

Le dernier bilan officiel des inondations fait état de 45 personnes décédées dont un enfant de 3 ans, mort suite à l’écroulement du mur d’une maison, lors de la pluie de ce dimanche. 5.100 habitations ont été immergées, 192 autres écroulées et plusieurs milliers de personnes déplacées vers des familles d’accueil.